Think Big Sur… avec Hearst Castle!

Californie, Big Sur et San San Siméon, du 28 novembre au 2 décembre 2019

Nous sommes finalement sortis du trafic de San Francisco et, décidément, même si elles ont leur charme, ce n’est pas les grandes villes qui nous extasient le plus. Une petite halte pour « le plein de tout et le vide du reste » à Monterrey/Carmel-By-The-Sea sur la côte et ensuite nous filons vers le camping du Pfeiffer Big Sur State Park. Un joli camping dans une forêt de séquoias. Mais attention, il n’y a pas de diesel sur quelques centaines de kilomètres au sud de Carmel-By-The-Sea, il nous a fallu revenir sur nos pas de 45 km le lendemain pour gazer. Malgré ce contretemps, nous avons quand même pu nous arrêter à quelques reprises pour marcher en bord de mer. Le parc est tellement bien aménagé pour admirer l’océan et les crans rocheux.

Le deuxième soir, on s’installe au Julia Pfeiffer Burns Big Sur State Park pour quelques jours peut-être. Un autre beau camping dans une forêt de séquoias. De là, nous nous rendons au Point Lobos State Natural Reserve pour notre première randonnée de la journée le lendemain. Elle commence d’ailleurs dès le stationnement, car le parc déborde. Il faut se garer sur le bord du chemin au bout de la file d’autos d’un bon kilomètre. C’est très populaire et on comprendra vite pourquoi. Il compte 14 sentiers (ou boucles) pas très longs menant à différents points de vue sur l’océan en traversant parfois des forêts de cyprès très âgés. Il fait un temps superbe, nous empruntons quelques boucles et nous apprécions grandement l’endroit. Malgré l’achalandage du stationnement, nous ne sommes pas trop envahis par les touristes sur les sentiers.

Comme nous n’avons pas apporté de quoi se sustenter, nous décidons de regagner notre tuk-tuk pour avaler une bouchée. Après quoi, nous nous rendons à un autre secteur du Big Sur que l’on aperçoit de la route et qui compte plusieurs sentiers sur les caps. C’est très attirant!

Encore une fois, fantastique! Nous randonnons jusqu’au coucher du soleil. C’est une journée d’une bonne dizaine de kilomètres de bonheur sur les caps! La décision est prise, nous restons dans le coin pour quelque temps. Les randonnées sont trop plaisantes et nous manquons d’exercice. L’occasion est trop belle pour la rater.

Et pour ce qui est de la route 1, nous la trouvons plus magnifique que son homonyme au nord de San Francisco et avec ses voies plus larges, moins dangereuse. À l’instar de San Francisco, Big Sur possède également son pont vedette, le Bixby Bridge. Et selon nous, sa structure, son emplacement et son environnement impressionnent encore plus. Il est l’un des plus hauts ponts à portée simple au monde. On s’y arrête encore une fois parce que la photographe n’est pas satisfaite de ses prises de la veille. C’est toujours aussi compliqué, car il y a un monde fou (même si ça ne se voit pas sur les clichés), mais regardez le décor. Spectaculaire!

Vous l’avez compris, c’est une très très belle deuxième journée dans le Big Sur et on a déjà hâte au lendemain. Or, car oui, il y a un gros Or, ça allait trop bien, une mauvaise nouvelle nous attendait à l’arrivée au camping.

On nous apprend qu’une Big tempête approche, qu’ils évacuent le camping, qu’il nous faut le quitter au plus tard à 9 h le lendemain, mais préférablement le soir même, et que la 1 vers le sud sera fermée à la circulation. Merde! Et remerde! Notre chat est mort! Pas question de partir à la noirceur alors nous ne dormons que d’un œil et démarrons vers 7 h du matin. La météo pour les prochaines journées n’est guère plus réjouissante. C’est sept jours de pluie pour l’ensemble de la région. Inutile donc de rester dans les parages.

Aussi, dans notre mince planification, nous désirions poursuivre notre route après Big Sur jusqu’à San Simeon pour voir le château de M. Hearst à 100 km plus au sud sur la 1. Mais comme elle est fermée, nous devons remonter vers le nord et rouler plus de 300 km pour nous y rendre par la 101. Mais bon, il faut ce qu’il faut.

Nous arrivons en fin d’après-midi à San Simeon et nous nous installons au San Simeon Creek Campground pour deux nuits. Le camping convient et situé à proximité du Hearst Castle et… il pleut toujours… et c’est la température annoncée pour les sept prochains jours ici aussi. 😭😭😭

Parlons maintenant un peu du Hearst Castle. La mégalomanie à son meilleur! William Randolph Hearst a démarré sa carrière en recevant de son père, en 1881, le San Francisco Examiner. De là, il construisit un empire médiatique faisant de lui un milliardaire lui permettant toutes sortes de folies.  

Ayant voyagé longuement en Europe et visité les plus grands châteaux avec sa mère durant son enfance, il caressait le rêve d’en posséder un. Et pourquoi pas ? Y’a pas que les vrais rois qui y ont droit 🤩. C’est donc en 1919 qu’il entreprit la construction de son célèbre château qu’il appelait également son « ranch » à San Simeon. Situé à mi-chemin entre Los Angeles et San Francisco sur le dessus d’une montagne, sur un terrain de plus de 970 km carrés. Les travaux se sont terminés vers 1947, mais le domaine n’était pas encore achevé. Il voulait aussi construire une ville. Projet qui n’a jamais levé.

Hearst Castle était presque une petite ville en soi. La maison principale, La Casa Grande, de 6 300 m2 comprend 56 chambres à coucher, 61 salles de bains ultras modernes, 19 salons, une cuisine centrale et une bibliothèque. De plus, le château compte 51 hectares de jardins, des piscines intérieure et extérieure, des courts de tennis, un cinéma, trois pavillons, un terrain d’aviation, une marina et le plus grand zoo privé du monde.

Parlant du zoo, certains animaux sauvages dont des zèbres errent maintenant en liberté.

Au fil de sa vie, Hearst acquit et collectionna de nombreuses œuvres d’art, antiquités et éléments architecturaux d’origine européenne et espagnole, dont certains datent de plus de 3 000 ans. Ils ont bien sûr été intégrés dans la construction du domaine.

On peut facilement l’imaginer, qu’avec sa fortune, M. Hearst y a reçu bien du « grand monde »… Charlie Chaplin, Clark Gable pour ne nommer que ceux-là.

Et pour les fans de Lady Gaga comme Dominique, c’est là qu’elle a tourné son clip GUY

Après la mort de Hearst, le domaine a été donné par la famille au gouvernement californien en 1957 qui l’opère maintenant comme une attraction touristique. On peut visiter le château en tout ou en partie. Il existe près d’une douzaine de forfaits différents et les plus populaires sont les visites des pièces privées (celle que nous vous présentons Upstairs Suites Tour, 25 US $) et des grandes salles (Grand Rooms Tour, 25 US $). Malgré le prix relativement élevé, ça vaut le détour pour voir la mégalomanie et la démesure américaines. 

Pour une visite plus complète des pièces privées, c’est par ici.

En sortant du château, nous nous rendons à une petite plage à proximité réputée pour l’observation d’éléphants de mer. Et il y en a une grande quantité. Quelques immenses mâles dominants avec leur grosse trompe, de jeunes mâles se battant pour progresser dans la hiérarchie et des centaines de femelles et d’éléphanteaux se reposant sur le sable. La photographe fait preuve d’une patience extraordinaire pour essayer de prendre LE cliché du mâle voulant imposer son pouvoir. Mais encore une fois, un zoom plus puissant lui serait bien utile à ses dires 😉.

Nous y retournerons le lendemain pour tenter notre chance à nouveau avant de poursuivre la route pour notre prochaine destination.

Nous sommes ravis par toutes ces visites, celle du château nous a le plus surpris, car nous n’avions aucune idée qu’un tel bâtiment pouvait exister dans cette partie du monde. C’est assez inusité. Sinon, nous suggérons fortement aux amateurs de plein air de prévoir quelques jours sur le Big Sur, surtout si le beau temps est de la partie. Nous sommes encore bien déçus de n’avoir pu en profiter davantage, mais en voyage, on ne sait jamais ce qui nous attend…

Fiche camping – bivouac

Californie, Pfeiffer Big Sur State Park — 117 grands emplacements avec de très gros arbres. Pas beaucoup de soleil. Pas de service, 35 US $. Toilettes publiques, douches payantes, pas testées. Station de vidange et eau potable. C’est un très beau camping, mais il faut aimer l’ombre.

Californie, Julia Pfeiffer Burns Big Sur State Park — Grands emplacements de camping entourés de très gros arbres. Aucun service 35 US $, Premium (avec services) 45 US $ et Premium (avec services) sur le bord de la rivière 50 US $. Station de vidange et eau potable. C’est vraiment un très beau camping, mais encore une fois il ne faut pas avoir peur de l’ombre. Plusieurs sentiers de randonnées à partir du camping. Idéal pour visiter le Big Sur.

Hearst San Simeon State Park

Californie, Hearst San Simeon State Park — Camping ayant deux sections. La première de 134 places, avec full services, toilettes publiques et douches payantes, 35 US $. Les emplacements sont cordés les uns sur les autres. La seconde partie vraiment plus isolée compte 70 places assez espacées et juste à côté des dunes de sable d’où il est possible de randonner. Sans services et toilettes sèches, 20 US $. Station de vidange et eau potable. Le camping est situé face à l’océan de l’autre côté de la rue où il y a une plage.

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7 commentaires sur “Think Big Sur… avec Hearst Castle!

  1. Encore une fois, la nature domine avec cet océan qui fait rêver ! C’est magnifique et même Do, si tu n’as pas la lentille la plus puissante , je trouve que tu te débrouilles à merveille. Quel château, je ne sais pas si Hearst a acquis ses oeuvres antiques espagnols des fameux financiers et antiquaires étrangers ayant acheté un grand nombre d’oeuvres espagnols d’art roman catalan. Ces oeuvres avaient été volés dans les églises de campagnes des Pyrénées et dans la Vieille catalogne. Beaucoup ont amené aux USA. La plupart ont été récupérés par le musée national d’Art Catalogne de Barcelone. C’est magnifique , un très beau musée à visiter. Vous voyagez pour nous et en même temps vous nous faites revivre nos propres voyages , merci. Et bonne suite xx

    Aimé par 1 personne

    1. Salut Johanne
      L’histoire ne dit pas où il a déniché ses oeuvres, mais ça ne serait pas étonnant. On va quand même lui donner le bénéfice du doute.

      Merci pour ton compliment, c’est gentil et je vais le prendre. À très bientôt!😘

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