Galápagos: un 360 à la Isla San Cristóbal

Pour nous rendre à notre dernière escale de l’archipel, la isla de San Cristóbal, nous aurions pu prendre le ferry très tôt le matin, aux alentours de 7 h, jusqu’à Santa Cruz puis un deuxième pour San Cristóbal vers les 14 h. Mais comme nous n’avions pas envie de nous taper, c’est le cas de le dire, quatre heures de bateau et cinq heures d’attente avec nos sacs à dos, nous avons décidé de le faire en deux étapes, soit Isabela – Santa Cruz + coucher à l’hôtel K-Leta et le lendemain matin tôt, Santa Cruz – San Cristóbal, pour deux nuits.

À San Cristóbal nous voulions absolument aller à Punta Pitt, à l’autre extrémité de l’île, le seul endroit pour voir les Fous à pieds rouges (Red footed Boobies). Nous réservons donc un tour pour le lendemain, appelé le 360 Española, qui fait le tour de l’île et qui arrête à différents endroits.

san cristobal-54.jpgL’affiche du 360, nous sommes impatients de voir tout ça!

Mais en attendant, pour notre première journée, nous nous dirigeons à pied à la plage Punta Carola pour un peu de baignade et de farniente avec les otaries, qui en font tout autant et qui prennent toutes les belles places.

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Et si vous n’êtes pas placé au bon endroit, les otaries vous le feront savoir. Regardez bien!

Au retour, nous nous arrêtons au Centre d’interprétation de l’écologie des Galápagos. Ce centre est très intéressant en ce qu’il explique l’évolution des Galápagos (sa morphologie, son histoire et sa colonisation) ainsi que les défis actuels auxquels les îles font face, dont la croissance du tourisme de masse et ses conséquences, notamment la gestion de l’eau. Il faut savoir qu’il n’y a pas de système d’épuration des eaux dans les îles et les sources sont essentiellement souterraines, rares et sans filtration.

Après le souper dans un restaurant sur la rue Charles Darwin (encore lui!) qui longe le bord de la mer, on entend beaucoup de bruits qui viennent de la plage, des grognements, des pleurs et des cris. Nous nous dirigeons donc vers ce tintamarre. Des centaines d’otaries sont sur la plage, les petits cherchent leur mère, les adultes se repoussent les uns et les autres en grognant ou en criant pour assurer leur dominance et d’autres essaient de dormir. Incroyable! Nous restons plantés là à les regarder pendant longtemps.

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Le lendemain, c’est le départ pour notre 360. On passe par le bureau de l’opérateur qui nous fournit les palmes et les masques et il nous offre des wetsuits. Bof! Inutile selon nous puisque nous n’en avons pas eu besoin jusqu’à présent. Nous refusons donc. Mais on l’apprendra plus tard à nos dépens, l’eau autour de l’île de San Cristóbal est beaucoup plus froide qu’ailleurs et nous les aurions effectivement beaucoup appréciés. Nous étions d’ailleurs les seuls avec un autre passager à ne pas en avoir.

Notre premier arrêt à Roco León Dormido (lion endormi ou encore le Kicker Rock) où on fait de la plongée libre et où nous constaterons très rapidement la froideur de l’eau qui coupe le souffle.

En fait, León Dormido est un immense rocher dont les parois font 100 mètres de haut et la profondeur de l’eau à proximité est entre 20 et 60 mètres selon ce qu’on nous a dit. La marge d’erreur est assez large ;-). C’est assez intimidant lorsqu’on est en snorkeling juste au pied de la falaise. Le rocher est « cassé » au centre et forme un couloir d’environ dix mètres de large. On y nage pour faire le tour du rocher, mais la houle de l’océan fait en sorte que le niveau de l’eau monte et descend de plusieurs mètres à chaque vague.

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León Dormido

En somme, l’eau est très froide, la visibilité est faible à cause de la profondeur probablement (ou du moins lors de notre passage), alors nous n’avons vu aucun poisson. Seul le trill que procure le fait de plonger à cet endroit au milieu de nulle part peut valoir la peine, c’est en tout cas ce que les autres passagers ont décrété. Pour notre part, ce n’est pas vraiment à notre goût même que Dominique a décidé de retourner au bateau après deux minutes dans l’eau. Elle en a profité pour prendre quelques photos de ces gigantesques parois et des courageux qui en ont fait le tour dans l’eau.

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On a l’impression qu’il y a deux niveaux d’eau à cause de la vague

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Quelques Nazcars perchés sur les parois du León Dormido

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Ce que nous avons appris par la suite est qu’il vaut mieux faire de la plongée pour apprécier davantage cette excursion. Ainsi, en plongeant plus profondément dans l’eau cela permet d’apercevoir entre autres des requins marteaux, des tortues bien sûr et une faune marine diversifiée. Mais bon!

Notre deuxième arrêt se trouve sur une plage déserte. Notre guide nous entraîne vers un escarpement rocheux où il y a une espèce de petite lagune d’environ une vingtaine de mètres de diamètre et environ trois ou quatre mètres de profond, c’est Rosa Blanca. La lagune est connectée à l’océan, mais comme la marée est relativement basse, il n’y a qu’un filet d’eau qui les relie. Et dans la lagune, plus d’une vingtaine d’immenses requins à pointes blanches font la sieste au fond. Notre guide nous invite à descendre dans la lagune deux personnes à la fois, deux minutes max par groupe, et nous avons comme consignes d’y aller doucement et de ne pas faire de tapage avec les bras et les palmes. Nous sommes bien d’accord. Nous ne voulons surtout pas déranger ces magnifiques bestioles plus grandes que nous.

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Rosa Blanca (photo prise avec la caméra sous-marine qui avait un peu de condensation dans le viseur)

Après cette formidable expérience, notre groupe formé de huit personnes, dont deux jeunes et forts sympathiques Montréalais avec qui nous nous lions d’amitié, on ne sait pourquoi :-), se dirige juste à quelques pas à l’opposé de la lagune vers l’océan à la recherche de tortues et d’autres poissons. Mais comme l’eau est très trouble et qu’on n’y voit rien, nous revenons tous les deux à notre point de départ assez rapidement et décidons de retourner voir les requins. Mais tous les autres membres du groupe nous ont suivis l’un après l’autre, de sorte que nous nous sommes tous retrouvés en même temps dans le bassin avec les requins. C’est bizarre parce qu’à peine une demi-heure plus tôt, le guide qui nous mettait en garde de ne pas déranger les requins, nous a tous laissé faire sans rien dire… D’ailleurs, un des gars du groupe, un peu plus insouciant (?) que les autres, a décidé d’aller filmer les requins de plus près. Ouf! Les requins n’ont pas du tout aimé se faire réveiller par un zigoto et se sont mis à tourner en rond autour de nous (musique de film nanan nanan…). OK, on quitte la lagune, mais ce fut super! Nous dirons plus tard que ce fut le clou de la journée.

Après Rosa Blanca, nous nous rendons sur une belle plage déserte à quelques pas pour y faire encore un peu de snorkeling. Le spot est superbe encore une fois!

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Visite de Rosa Blanca en vidéo

Ce qui primait pour nous dans ce tour était de débarquer à Punta Pitt, le cap à la pointe de l’île, pour voir les fous endémiques aux pieds rouges. Mais, une fois rendus devant le cap, notre capitaine nous a informés que ce n’était pas possible d’accoster parce que l’endroit est réservé pour les gros bateaux de croisière. Zut de zut! Le monsieur et la madame n’étaient pas très contents sur ce coup-là. Est-ce vrai? Nous ne savons pas! Est-ce que nous n’avions pas bien compris dès le départ que cela n’était pas possible? God knows! Il a fallu se contenter de voir de bien loin quelques Fous à pieds rouges.

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Beaucoup d’oiseaux sur cette photo, dont deux Fous à pieds rouges et un bébé.

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Fous à pieds rouges – celui avec les ailes ouvertes serait vraisemblablement en train de courtiser une femelle.

Après avoir forcé nos yeux pour apercevoir les fous, c’est le temps de rentrer et le retour  se fait par l’autre côté de l’île. Le vent ayant forci, nous avons fait une grande partie du retour assis dans le fond du bateau pour ne pas se faire trop mouiller. Et voilà, c’est ce qui complète ce 360.

N’eût été la lagune aux requins, l’excursion aurait été très décevante. Mais, était-ce à cause de la température, de notre guide ou parce que nous n’en sommes pas à nos premières excursions? Nous ne savons pas! Chose très drôle, le soir alors que nous soupions avec nos deux nouveaux amis montréalais rencontrés sur le bateau, Julien et Amélie, nous apercevons les deux jeunes Allemands avec qui nous avions partagé un taxi à Santa Cruz à notre arrivée aux Galápagos qui eux connaissaient également Julien et Amélie pour les avoir rencontrés quelques mois auparavant en Argentine. Vous suivez?  Le monde est petit. Bref, ils nous racontent qu’ils ont fait le 360 la journée précédente et qu’ils ont adoré. Tour semblable, sauf qu’ils ont fait le tour en sens inverse du nôtre et qu’ils ont même pêché. Selon eux, la visibilité était très bonne même s’ils n’ont quand même pas vu grand-chose sous l’eau.

Mais le plus ironique ou le plus dramatique dans cette histoire, c’est qu’ils n’ont pas eu le droit de plonger dans la lagune Rosa Blanca, car selon leur guide, c’est trop dangereux… Faut-il en rire? En tout cas, si nous n’avions pas eu un super beau petit groupe sympathique et la baignade avec les requins, ç’aurait été franchement décevant. Pour leur part, Julien et Amélie ont beaucoup apprécié, même si c’était leur première excursion dans l’archipel et qu’ils n’avaient pas encore de comparables. Nous aimerions bien savoir ce qu’ils en pensent maintenant. Quant à nous, c’est certain que nous ne referions pas ce tour, le prix n’en vaut pas la chandelle (encore 200 $CAN par personne).

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Notre devise étant de ne jamais dire « on aurait donc dû faire ceci ou faire cela », nous évitons de le faire, mais dans ce cas on se lâche. On aurait donc dû s’en tenir au tour pour aller observer les Albatros. Voilà, c’est dit… Peut-être un autre tantôt.

Dernière journée, nous prenons le ferry pour Santa Cruz et nous retrouvons notre K-Leta. Si nous avions pu décoller de San Cristóbal, nous nous aurions épargné cette dernière correspondance, mais ce ne fut pas possible de faire le changement. Le lendemain très tôt, c’est l’avion pour Quito, la capitale de l’Équateur où nous passerons trois nuits.

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Ho que ouiiii, les Galápagos valent le détour! Ce fut un bain de fraîcheur dans notre voyage de plus de trois mois.

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6 réflexions sur “Galápagos: un 360 à la Isla San Cristóbal

  1. Une autre belle visite. Les otaries sont craquantes. Avec les requins qui tournaient dans la lagune,ça aurait pu être votre dernière baignade dans un bain tourbillon 🙂 Comme quoi la dangerosité est une notion variable d’un guide à l’autre . C’est le fun de voir la photographe photographiée. Vous êtes définitevement mes globes-trotteurs préférés.

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    • hahaha! Faut dire que « spa » la première ni surement pas la dernière fois qu’on fait des choses bizarres. Quant aux guides, c’est vraiment spécial de voir qu’il y a divergence d’opinion d’autant plus qu’ils sont obligatoirement accrédités. Merci de ton super commentaire qui nous touche.

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  2. Une autre belle tranche de voyage ! Vous êtes pas des ¨pissous¨ ! Aller vous baigner à avec les requins, je ne sais pas si je l’aurais fait ! Encore une fois c’était un très beau texte et de superbes photos qui font rêver. Merci !

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  3. Ha les otaries, de bien sympathiques bêtes . Elles en imposent et on ne peut que tomber sous leur charme j’imagine. Dommages pour les fous aux pieds rouges . Nager avec des requins, ne serait pas mon premier choix, mais sait-on jamais!

    C’est magnifique d’avoir visiter les Galapagos avec vous deux. Je ne crois pas que j’aurai l’occasion d’y aller alors merci pour ces billets qui nous ont guidés d’une île à l’autre.

    Toutes les photos racontes de belles histoires et j’aime bc la dernière de toi Do. Elle en dit long, C’EST FINI !

    À bientôt vous deux !

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