À Tomohon, tout n’est pas toujours dans le ton!

Tomohon, du 17 au 20 novembre 2017

Après deux heures de route depuis la réserve naturelle de Tangkoko, nous voici arrivés à Tomohon pour trois nuits, une petite ville située au pied de deux volcans éteints et qui est très fréquentée le weekend par les habitants de Manado. Le bungalow voisin du nôtre était même le lieu de préparation d’un mariage de jeunes indonésiens.

tomohon-18.jpg

Malheureusement, la température n’était pas avec nous et il a plût à boire debout une bonne partie de notre séjour. Bienvenue l’humidité dans la chambre, dans le lit, dans nos vêtements, partout! Nous avons quand même eu le temps avant le déluge de monter sur les bords du cratère du volcan Mahawu et d’aller prendre un thé sur les rives du lac Danau Linow, un lac sulfureux qui sent vraiment mauvais et qui n’a vraiment rien de photogénique. Nous avions l’intention de faire l’ascension de l’autre volcan, mais vu la température on a passé notre tour.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

volcan Mahawu

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

volcan Lokon

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Mais le clou ou le traumatisme, c’est selon, de notre séjour à Tomohon est notre visite au marché traditionnel le samedi matin.

On en a vu des marchés au cours des dernières années en Asie, mais la partie boucherie de celui-ci, OMG! Coeurs sensibles, vous abstenir et si vous n’êtes pas végétarien avant d’aller visiter ce marché, il y a de fortes chances que vous vous convertissiez. Sachez que nous avons beaucoup hésité à diffuser certaines photos parce qu’elles sont vraiment difficiles à regarder, mais en même temps on se dit que c’est quand même une réalité de ce coin de la planète et c’était probablement la nôtre ou celle d’ailleurs dans le monde à une certaine époque. Mais voilà, ici ce n’est pas une mise en scène pour les touristes, c’est leur quotidien. Ça peut nous choquer de voir et de sentir ça, mais pas eux, alors c’est une question de relativité et de point de vue.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Pour atténuer la perspective, Dominique a mis certaines photos en noir et blanc. À vous de voir, mais rappelez-vous que c’est tout ce qu’il y a de plus normal pour eux…

On y retrouve plus d’une soixantaine d’étals où travaillent les poissonniers et les bouchers avec les poissons, les porcs et les poulets habituels. Pour les porcs, il y en a de beaux roses petits et gros, mais aussi d’autres qui sont déjà débités en morceaux et dont on n’a pas encore enlevé le poil (on ne sait pas pourquoi). Pour y remédier lors de la vente, on brûle le poil avec des torches au gaz derrière les étals. Ça pue et ça pogne à la gorge…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Pièces de porcs, serpents et bonbonnes de gaz pour brûler les poils.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le marché est aussi réputé pour ses viandes particulières : de belles grosses chauve-souris calcinées, le corps et les ailes vendues séparément.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Même le « boucher » a des airs de chauves-souris!

Des rats petits et moyens embrochés sur une baguette et servis au restaurant.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Du serpent frais vendu en tranche.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Des chats et des chiens brûlés pour enlever les poils, mais non vidés. Il y a aussi quelques chiens en cage au bout de l’allée, vivants et tremblotants comme s’ils connaissaient leur sort, avec le gourdin sur le dessus de la cage et la torche à côté… C’est à déchirer le coeur!   JP a le coeur solide habituellement, mais là ce n’est pas possible… Dominique a décidé de ne pas diffuser certaines photos qui la touchent plus particulièrement, soit celles qui concernent les chiens et les chats.

En plus, dans la majorité des marchés que nous avons visités, la viande est déjà coupée et prête à apporter, alors que dans celui-ci, le vidage des animaux, le dépeçage, etc., se font sur place. C’est presque un film d’horreur tellement il y a du sang partout et surtout, attention aux éclaboussures.

Bref, outre le marché qui vaut le détour, il ne faut pas s’attendre à grand-chose à Tomohon et la restauration en est au strict minimum. Peut-être que la mauvaise température nous a empêchés de faire toutes les découvertes souhaitées, mais bon… tant pis.

C’est maintenant la fin de notre séjour de 58 jours en Indonésie. Nous retournons à Manado pour prendre l’avion vers Jakarta et ensuite de Jakarta vers Bangkok pour seize jours en Thaïlande avant notre retour au Québec.

Un petit bilan de notre séjour suivra bientôt.

4 réflexions sur “À Tomohon, tout n’est pas toujours dans le ton!

  1. Pingback: Indonésie: le mot de la fin, bilan et itinéraire | Un tuk-tuk pour deux

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s