Pourquoi nous n’avons pas aimé les îles Gili

Lorsque nous nous sommes rendus à Amed, sur l’île de Bali, nous avions prévu prendre un bateau pour la destination suivante, les îles Gili. Mais comme nous en parlions dans le précédent billet, à cause du volcan Agung et de l’absence de touristes, plusieurs restaurants sont fermés à Amed, mais pas que ça, les bateaux ne circulent plus! Nous devons donc nous rendre à Padangbai, à 1 h 30 de route d’Amed pour pouvoir emprunter un bateau.

Nous prenons donc le bateau pour Gili Trawangan. Qui dit bateau dans ce coin du pays, dit fast boat… Un fast boat est un bateau qui, selon la grosseur, peut compter de 45 à 145 places assises. Ils sont munis de six à huit moteurs hors-bord de 250 forces chacun. On y entasse 10 à 20 % plus de touristes que le nombre de sièges disponibles sur le bateau, on distribue des petits sacs verts à ceux qui ont le mal de mer, et hop la galère pendant 1 h 30. Et ça cogne dur par bout. Les bagages sont sur le toit sous, en principe, une bâche bleue… Nous sommes arrivés sains et saufs à Gili, mais pour Dominique, ce fut la première fois en fast boat… et la dernière.

Revenons aux Gilis, il y en a trois. Gili Trawangan, la plus grande, la plus populaire et la plus mouvementée. Gili Meno, la voisine à environ un kilomètre plus loin, la plus tranquille et Gili Air l’entre-deux. Sur les trois îles, il n’y a rien de motorisé. Seulement des petites calèches avec un cheval, des vélos et des quelques scooters électriques.

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On fait le tour de chacune d’elles à pied en moins de deux heures par la plage ou encore par la route ou sentier parfois de sable et de ciment qui les ceinture. Nous avions décidé d’aller à Gili Air, mais pas possible de trouver un hôtel qui nous semblait correct. Alors, nous avons opté pour trois nuits à Trawangan en se disant qu’on s’ajustera pour la suite.

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Évidemment, tout arrive par bateau et est déchargé à main d’hommes ou de femmes dans ce cas-ci. Cargaison de briques.

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Arrivage d’approvisionnement pour les restaurants

En général, on dit de ces îles qu’elles sont magnifiques, fabuleuses, paradisiaques, etc. pour faire du snorkling et de la plongée. Seulement, s’il y a snorkling et plongée c’est qu’il y a du corail et s’il y a du corail c’est que les plages ne sont pas essentiellement sablonneuses et qu’il faut des souliers pour ne pas se couper les pieds. Faque, ce ne fut pas du tout intéressant pour se baigner et faire de la plage. Pas possible non plus d’avoir un hôtel direct sur la plage comme nous privilégions. En plus, il a venté à écorner les boeufs pendant tout notre séjour.

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À Gili Trawangan, il y a la partie urbaine (moins d’un kilomètre d’hôtels, de restaurants et de bars qui annoncent leurs heures de fermeture du genre « nous fermons au matin » ou encore « jamais fermé » pour attirer les jeunes et il y a le reste de l’île où l’on retrouve des complexes hôteliers pas tous modernes, des terrains vagues, des restaurants temporaires et quelques boutiques de souvenirs. Nous étions du côté du coucher du soleil, à environ vingt minutes de marche de la ville. On y était au calme, mais pour se baigner dans la mer face à notre hôtel, il fallait y aller le matin, car l’après-midi c’est la marée basse alors on oublie ça. De toute façon, ce n’était pas vraiment une plage. Sinon, en marchant un peu plus loin, il y a possibilité de trouver des endroits pour se baigner et s’étendre sur le « sable » (pas de transat ni de parasol). L’eau y était quand même belle et tempérée.

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C’est du côté du port que la plage est la plus belle, mais qui veut se baigner à travers les bateaux et faire bronzette devant la foule du « centre urbain »?

Et il ne faut pas être regardant sur la propreté des alentours comme en fait foi la photo ci-dessous.

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Pour ce qui est de l’authenticité des lieux, il faudra repasser et vu l’intense faune touristique, zéro intérêt pour nous. Nous avons donc décidé d’aller voir du côté de Gili Meno. Là, au moins il ne devrait pas y avoir trop de monde!

Enfin à Meno! Mais, encore une fois, c’est le désenchantement. L’annonce de Booking évoque les bungalows près de la plage, les repas pris sur le sable blanc avec le coucher de soleil, etc. On y avait réservé pour quatre nuits. Les bungalows sont dans le sable, mais pas sur la plage, il est possible de manger sur la plage et admirer les couchers de soleil, mais il vente tellement que c’en est désagréable et les repas sont exagérément chers et pas très bons.

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Le lendemain, nous avons décidé de partir et nous avons convenu avec le gérant d’annuler notre réservation pour les deux derniers jours.

Notre rêve du bungalow sur la plage avec les fesses dans l’eau a pris le bord comme on dit! Si vous cherchez ce rêve, Cuba est cent fois mieux.

Nous quitterons les Gilis sans aucun regret en prenant, cette fois-ci, et c’est une condition non négociable de Dominique, le plus gros fast boat du coin, 140 passagers, plus stable et confortable, en direction de Padangbai pour ensuite prendre l’autobus pour Ubud, Bali.

2 réflexions sur “Pourquoi nous n’avons pas aimé les îles Gili

  1. Pingback: Indonésie: le mot de la fin, bilan et itinéraire | Un tuk-tuk pour deux

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