L’Inde, l’Indescriptible!

Inde, de septembre à décembre 2015

Au moment de ce voyage, ce blogue n’existait pas encore. Or, comme ce périple au cours duquel nous avons sillonné l’Inde du nord au sud est notre deuxième voyage au long cours, nous trouvons important qu’il soit intégré à notre blogue. C’est donc dans un format différent de nos habituels billets que nous vous présentons ce pays de tous les extrêmes. Nous avons rapaillé tous les posts et les albums photo que nous avions alors diffusés sur Facebook tout au long de notre parcours de trois mois. Mentionnons qu’à cette époque, nous voulions surtout partager des images 😉

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INDE DU NORD

DELHI

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Namaste

Premiers pas en Inde, que dire ? Ce n’est pas tant la pauvreté ou la surpopulation qui surprend, on s’y attendait, mais une espèce d’oppression ressentie par le regard vraiment insistant des gens comme si nous étions les seuls étrangers dans ce pays. (Étonnamment, il n’y en a pas beaucoup.) Tu ne peux faire plus de quelques pas sans qu’un chauffeur de tuk-tuk, un rabatteur quelconque ou un passant t’accoste avec insistance pour te parler, pour t’aider même si tu n’as rien demandé ou pour finalement te vendre quelque chose ou encore pour tenter de « t’enfirouaper ». Et comme ils sont près de 20 millions à Delhi, bien ça fait beaucoup de monde autour. Mais, c’est ça Delhi! 

Nous logions dans Old Delhi, la vieille partie de la ville. Incroyable la différence avec New Delhi, un millénaire les sépare. Deux mondes! 

Nous sommes maintenant à Amritsar et là on se sent vraiment bien. On vous en reparle une autre fois. Pour l’instant, voici le premier d’une série d’albums qui s’annonce haute en couleur. Voir l’album photo

AMRITSAR

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Le Temple d’Or

Amritsar, capitale du sikhisme, populaire pour son Temple d’Or et son livre sacré. 750 kg d’or recouvre le dôme. Chaque jour, on y sert entre 60 et 80 000 repas gratuits et tous sont les bienvenus.

Nous nous y sommes rendus au moins cinq fois et chaque fois nous avons été impressionnés et avons aussi impressionné bien des Indiens. Si j’ai pris beaucoup de plaisir à photographier ces belles personnes, nous avons été pour notre part pris en photo autant de fois sinon plus. Selfies Mr., Selfies Madam! Please! Et toute la famille y passait à tour de rôle.

Autre curiosité à Amritsar, la parade martiale pour la fermeture de la frontière Inde-Pakistan. Tous les soirs à 18 h c’est un rassemblement d’Indiens d’un côté de la clôture et de Pakistanais de l’autre. Avant la cérémonie, un animateur et une musique très forte attisent la ferveur des Indiens qui n’hésitent pas à se lever pour danser. C’est très joyeux! Ensuite, les soldats entament un défilé qui a pour but de narguer et d’intimider les soldats pakistanais en jouant de la moustache et par des regards provocateurs (voir photo du soldat moustachu). Cela soulève des tonnerres d’applaudissements du public qui scande Hindustan zindabad, Vive l’Inde! Alors les portes de la frontière s’ouvrent brièvement pour un échange de saluts et une poignée de main. Les drapeaux sont ensuite abaissés simultanément et pliés, puis les portes se referment d’un coup. La frontière est fermée pour la nuit. Très cool!

Amritsar, c’est un coup de coeur. Voir l’album photo

HARIDWAR

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Après Amritsar, c’est à Haridwar que nous avons posé nos valises pour trois jours.

Haridwar est considérée privilégiée pour son emplacement, « car de là, le Gange sourd de l’Himalaya » (entre nous, il y a bien des kilomètres qui séparent la ville de l’Himalaya…m’enfin!) et par ce fait, elle est une ville sacrée de l’hindouisme.

Tout comme à Varanasi, les pèlerins viennent s’y laver de leurs péchés dans le cours « très rapide » du Fleuve. L’eau y est d’une belle couleur vert jade de qualité. Chaque soir a lieu la cérémonie du ganga aarti (adoration du Fleuve). Des paniers en feuilles garnis de fleurs et d’une bougie sont déposés sur l’eau par les pèlerins après une cérémonie de 30 minutes. Nous y avons assisté à deux reprises. Le deuxième soir était assez spectaculaire puisque sans même que nous le sachions, y débutait un festival. (On n’a jamais su lequel.) Il y avait donc une foule assez intense de monde sur les ghats.

C’est très émouvant de voir la ferveur de tous ces gens devant ce Fleuve, mais surtout la résilience face à leur grande pauvreté et à leur vie de misère. Ce qui l’est moins c’est de voir les agents en habit bleu (voir photo) s’empresser vers eux avec leurs carnets de reçus pour récolter avec grande pression des dons. Nous en avons vécu l’expérience dans les temples visités dans la journée. C’est pour nous une différence marquante entre les institutions bouddhistes et hindouistes.

Ha! oui, j’oubliais, nous avons fait notre premier safari dans un parc réputé pour ses éléphants sauvages qui en compte plus de 600. Malheureusement, aucun ne s’est pointé le bout de la trompe! put put put! Tant pis. Nous nous sommes contentés de quelques espèces à plumes et d’une empreinte de tigre… sans le tigre!

Haridwar est la plus petite ville visitée jusqu’à présent avec ses quelque 250 000 habitants, mais elle est la plus bruyante bien qu’elle soit une place de choix pour les fervents de yoga et de méditation. Avec le festival, il y avait du monde partout dans la ville, même à 5 h du matin lorsque nous avons quitté pour notre nouvelle destination. Voir l’album photo

VARANASI

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Varanasi

Visiter l’hôpital de Varanasi et rester enfermés dans sa chambre pendant deux jours! Check! Pas pour une gastro ou quelques maladies de voyageurs, mais pour un blocage de cou dû à la clim et à une mauvaise position dans le train. Mais ça va mieux maintenant. Et on a prolongé notre séjour à Varanasi de deux jours.

Ville sacrée par excellence avec ses ghats de trois kilomètres où on incinère les défunts et avec tous ces gens qui font tout et n’importe quoi dans le fameux Gange : prier, se laver de ses péchés et de ses saletés, sa lessive, les buffles et les vaches s’y baignent, chaque jour paraît-il des restes de cadavres non brûlés s’y retrouvent, tout comme les cendres des défunts, les déchets, etc. Inutile de vous dire qu’ici, le fameux Fleuve n’a pas la couleur du beau vert d’Haridwar. Et qu’ici il est très pollué.

Mais, Varanasi, ça reste Varanasi et on l’aime pour toutes ces raisons. Voir l’album photo

AGRA

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Le Taj Mahal

C’est très connu, tout le monde sait ça, il paraît que le Taj Mahal est magnifique!

Et bien, c’est plus que vrai! Le Taj Mahal nous a soutiré quelques larmes et des émotions très fortes tellement il est impressionnant, tellement il est beau. Les perspectives, le jardin d’eau à l’entrée, le blanc du marbre, l’immensité de ce mausolée, c’est effectivement magnifique… Il l’aimait en maudit sa femme!

Beaucoup de touristes ne viennent à Agra qu’une demie journée principalement pour voir le Taj, mais Agra, c’est beaucoup plus. Il y a aussi le Fort, plus beau que celui de Delhi, le Baby Taj et la cité fortifiée de Fatehpur Sikri qui valent vraiment le détour. Nous avions une curiosité vis-à-vis de cette dernière puisque nous venons à peine de terminer un roman historique qui raconte l’histoire du maharaja Akbar, son fondateur. Les plus beaux monuments en Inde jusqu’à présent. Nous avons passé deux jours à les visiter et c’est un minimum.

Évidemment, comme il y a une très forte affluence de touristes, il y a une quantité impressionnante d’arnaqueurs de toute sorte. Et même si tu te fais avoir un peu, bien ça fait partie de l’expérience…

Lorsque nous sommes partis de Varanasi, nous avons pris l’avion jusqu’à Delhi avec le plan de prendre le train en fin d’après-midi vers Agra. Nous sommes arrivés à Delhi vers 13 h, nous étions en Waiting list sur le train de 17 h 25, mais nous avions confiance que nous allions avoir des places. Arrivés à la gare au centre-ville de Delhi, on apprend que nous n’avons pas de chance. Retour à l’aéroport en métro, très moderne soit dit en passant, et recherche d’un taxi pour nous reconduire à Agra. Nous sommes finalement partis vers 18 h (imaginez quelque 7 heures de gossage avant d’être en mesure de partir). Nous sommes finalement arrivés à Agra vers 22 h 30. Quelle mauvaise journée! Rien pour améliorer notre opinion sur les trains indiens… On en reparlera éventuellement. Voir l’album photo

RANTHAMBORE – Safaris au parc national de Ranthambore.

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Certains les attendaient, alors voici mes photos de safaris au parc national de Ranthambore. Le parc compte 65 tigres et nous avons eu la grande chance d’en observer cinq en deux safaris.  Voir l’album photo

RAJASHTAN – BUNDI

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Bundi

Très belle petite ville du Rajasthan oubliée par les touristes, Bundi a pourtant tout pour plaire. Des maisons colorées, surtout bleues, pas trop de monde, voitures et klaxons quasi inexistants, pas trop de bruit en général (sauf durant la fête musulmane, voir vidéo) ce qui est non négligeable en Inde, des gens sympathiques, un beau château et un fort abandonné que l’on peut explorer pendant des heures sans rencontrer personne sauf peut-être un berger, son fils et ses brebis, marcher sur les remparts et se prendre pour un guerrier (ça, c’est mon chum hahaha!). Un coup de coeur pour nous. Voir l’album photo

LES ENFANTS DE BUNDI Voir l’album photoOLYMPUS DIGITAL CAMERA

RAJASHTAN – JAIPUR

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Le Palais des vents

Jaipur, la rose. Un peu beaucoup de déceptions pour cette ville. Nous avions beaucoup d’attente avec le fameux Palais des vents et le Fort d‘Amber. Le premier est vraiment superbe, mais de façade seulement. Le second mérite le détour principalement pour son entrée et ses plafonds couverts de peintures et de miroirs. Les autres sites comme la City Palace et les cénotaphes Royal Gaitor sont intéressants, mais la ville elle-même, c’est un gros bof! Voir l’album photo

RAJASHTAN – RÉGION DU SHEKHAWATI

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Le Shekhawati est une région du nord du Rajasthan où passait la route des caravaniers qui commerçaient entre la mer d’Oman et la vallée du Gange jusqu’au début des années 1900. On dit qu’il est un musée à ciel ouvert à cause des nombreux Haveli qui s’y trouvent dans un grand nombre de villes et de villages. Les Haveli étaient les maisons des riches commerçants qui rivalisaient entre eux pour avoir la demeure la plus belle et la plus décorée. La beauté des dessins servait aussi à attirer les caravaniers de l’époque. C’était en quelque sorte leur carte professionnelle.

La plupart des Haveli sont à l’abandon aujourd’hui, les propriétaires étant allés commercer dans les grandes villes. Plusieurs sont squattés maintenant par des familles pauvres qui ouvrent souvent leur porte, moyennant une modique somme (genre 1$), aux touristes désireux de visiter l’intérieur qui renferme quelquefois des fresques très bien conservées. D’autres ont été restaurés et transformés en hôtels. Nous en avons visité à Mandawa, à Alsisar, à Jhunjhunu, à Bikaner… Ils sont trop nombreux pour vous les présenter, mais voici un échantillonnage : à l’abandon, habités par des familles, intérieurs bien conservés ou délabrés et d’autres superbement restaurés. Quant à nous, nous avons dormi jusqu’à présent dans cinq différents Haveli dans le Chekawati, mais aussi à Udaipur, à Bundi et à Jodpur. Voir l’album photo

SHECHAWATI DIVERS

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Le Temple aux rats

Quelques photos en vrac et une autre curiosité de l’Inde. Elle se trouve à Bikaner. Le temple Karni Mata ou tout simplement le temple aux rats. Je vous dis simplement que les rats de ce temple sont des rats sacrés et ils sont bien traités. De plus, si vous en apercevez un « tout blanc aux yeux rouges », je crois qu’il n’y a pas de mot pour albinos en hindi, hé! bien, c’est la chance assurée pour vous. Nous n’avons malheureusement pas eu de veine lors de notre visite. Voir l’album photo

RAJASHTAN – RANAKPUR

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Temple Jaïn

Entre Jodhpur et Udaipur se trouve la petite ville, village, devrais-je dire, de Ranakpur qui est essentiellement connue pour son temple jaïn le plus important de l’Inde et son fort de Kumbalgarth. Mais c’est quoi le jaïnisme? C’est une religion qui date de près de 1 000 ans avant Jésus-Christ, qui regroupe plus de 10 millions d’adeptes et qui a cinq préceptes particuliers : être chaste, ne rien posséder, ne pas voler, ne pas mentir et ne pas tuer toute vie. C’est pourquoi les adeptes se promènent avec un balai devant eux pour « tasser » toute vie devant eux (fourmis, araignées, etc.) et ne pas les écraser…

Le temple est vraiment de toute beauté, et pour nous, c’est assurément le plus beau temple de l’Inde. En marbre blanc finement ciselé, il a été construit au XVe siècle.

Un peu plus loin sur la route superbe de campagne que notre chauffeur a décidé de nous offrir, sinueuse et souvent à une seule voie, se trouve le fort de Kumbalgarth, aussi construit au XVe siècle. Ce fort est situé sur le haut de la montagne. Les remparts sont très hauts et font 36 km de long. C’est la muraille la plus longue au monde après celle de la Chine et de Gorgan en Iran. La vue est superbe.

En somme, ces deux sites qui ne figurent pas nécessairement parmi les circuits classiques du Rajasthan sont pour nous les plus beaux. Voir l’album photo

RAJASHTAN – JODHPUR

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Deuxième plus grande ville du Rajasthan avec son million d’habitants, Jodhpur est surnommée la ville bleue parce que la plupart des murs des maisons de la vieille ville sont peints en bleu. Couleur de la caste des brahmanes, mais aussi pour éloigner les moustiques.

Son élément le plus spectaculaire est le fort de Mehrangarh construit sur le dessus d’un promontoire et surplombant la ville. Cette forteresse est superbe et très bien conservée. Voir l’album photo

RAJASHTAN – UDAIPUR

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Udaipur, la ville des amoureux. C’est bien parfait pour nous.

Dernière ville du Rajasthan que nous avons visitée. Nous y avons passé quatre jours et nous avons adoré. Notre Havali faisait face au Lac Pichola nous offrant une vue superbe de la terrasse avec ses couchers de soleil fabuleux. Après des dizaines de visites de toutes sortes de monuments à travers le Rajasthan, seule la visite de la City Palace nous a attirés… Le reste du temps, nous l’avons passé à nous promener dans les rues de la ville. Ici, c’est très très tranquille! Évidemment, tout est relatif dans la vie, mais comparativement à la majorité des autres villes, oui c’est très très tranquille.

C’est ici que nous avons vu le plus beau marché local du Rajasthan. Des couleurs à profusion avec les étals de fruits, de légumes et de fleurs, mais aussi avec les ornements vendus pour la célèbre fête de Diwali, le tout agrémenté de beaux saris de toutes les couleurs.

Pour ceux que ça intéresse, Diwali est la plus grande fête hindoue de l’Inde. Elle dure cinq jours. C’est un peu comparable avec notre Temps des fêtes. Il y a des lumières partout et les familles se rassemblent pour festoyer et échanger des cadeaux. Nous avons opté pour aller voir à quoi ça ressemble à Mumbai. Donc, je vous en parle dans un autre billet.

Un coup de coeur! Voir l’album photo

LES TURBANS

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Et pourquoi pas, un spécial turbans du Rajasthan. Ils sont assez remarquables et ceux qui les portent également. Voir l’album

GUJARAT – Sanctuaire Little Rann of Kutch

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Des ânes sauvages

Réserve mondiale de la Biosphère de l’UNESCO, Little Rann est l’un des premiers endroits inscrits dans notre planification de voyage en Inde. Nous avions donc de grandes attentes vis-à-vis de ce parc national qui est en fait un désert de sel. Ce désert de près de 5 000 km2 se recouvre entièrement d’eau durant la période de mousson. La couverture d’eau complète du sanctuaire ne dure que deux semaines et se dessèche tranquillement par la suite.

Cette réserve est réputée principalement en raison de la présence des derniers ânes sauvages d’Asie. Ils sont environ 3 000 individus. Elle est aussi une zone de migration importante pour de nombreux oiseaux notamment les flamants roses qui s’y reproduisent, les grues et les oies de Sibérie, les pélicans blancs, etc.

Les ânes sont facilement observables. Ils sont bien mignons avec leur petit corps de cheval et leur tête un peu surdimensionnée.

Dans ce désert est produit 60 % de la consommation du sel en Inde. La période de production s’étend sur 6-7 mois. Le travail débutait pour quelques producteurs qui commençaient à mettre leur saline en eau.

Donc, dans cet album, des ânes, des oiseaux, du désert, une saline ainsi que le « centre-ville » du village voisin. Voir l’album photo

INDE DU SUD

MUMBAI

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Nous sommes venus à Mumbai à ce moment précis parce que cela coïncidait avec la fête de Diwali, la fête de la lumière, qui est célébrée par les hindous à la mi-novembre. Elle est aussi importante que le Temps des Fêtes pour nous. Elle dure cinq jours et il y a des décorations de lumières partout. Notre hôtel était situé au cœur des festivités…

Et que dire du bruit pendant cette période ? Partout en Inde, le bruit des klaxons est constant et assourdissant, ils klaxonnent pour tout et n’importe quoi. Ajoutons à cela, pour les fêtes de Diwali, des pétards, des guirlandes de pétards, des feux d’artifice et de la musique tonitruante… Ouf! Malgré tout, un très beau séjour!

Nous n’avons pas parlé encore du trafic et de conduite automobile depuis notre arrivée. Mais comme ces derniers jours, nous avons rencontré un autre chauffeur de course, le soir sur une petite route, ça vaut quelques commentaires. Sommairement, il n’y a pas de règles, sauf que le plus gros véhicule a plus de droits. Celui qui a quelques pouces en avant de l’autre à la priorité, s’il y a deux voies dans le même sens, il faut passer à quatre de large. Le soir, on clignote les phares pour aviser l’autre qu’on arrive, mais on garde les hautes pour l’aveugler. On n’arrête pas aux stops ni aux feux de circulation, on dépasse la voiture en avant de nous par la droite ou par la gauche en fonction de la place disponible, on roule le plus vite possible et si on est en moto, on ne porte pas de casque… En gros, c’est ça!

En photos, quelques immeubles intéressants de la ville, quelques métiers surprenants dont les Dabbawallahs ainsi que Dharavi.

Les Dabbawallahs sont ceux qui transportent et livrent les boîtes à lunch le midi. Ils vont chercher les boîtes à lunch chez les femmes des messieurs qui travaillent et les apportent à la gare de train Churchill Station. De là, et c’est là que nous étions, entre 11 h 30 et 12 h, ils redistribuent les milliers de boîtes à lunch parmi les Dabbawallahs et ceux-ci vont les livrer chez les messieurs en vélo. Et il semble que pas une ne se perd… Petite suggestion pour un beau petit film concernant les Dabbawallahs : The lunchbox (même titre en français) ou Dabba

Quant à Dharavi, c’est le plus gros bidonville d’Inde qui compte plus d’un million d’habitants. Nous en avons fait la visite et ce fut vraiment surprenant et intéressant. C’est une ville dans une ville. Dharavi se divise en deux sections. La partie commerçante, spécialisée dans le recyclage de plastique (c’est ici que tout le plastique de Mumbai est recyclé) et de l’aluminium et dans la production de vêtements et de produits en cuir. Y vivent et y travaillent essentiellement des hommes provenant de villes et villages de l’extérieur de Mumbai. Ils gagnent 6 $ par jour, mangent et dorment à l’usine pendant 6-8 mois. Ensuite, ils retournent dans leur patelin.

La partie résidentielle abrite les familles qui y vivent depuis des générations. Certains travaillent dans des commerces de services du bidonville (boulangeries, hôpitaux, épiceries, restaurants, poste de police, etc.) et d’autres à Mumbai comme chauffeur de taxi.

Les familles (2 adultes et 2 enfants) vivent dans des logements de 10 m carrés sans toilette. Il y a l’eau courante, mais les eaux usées s’en vont dans la rue qui a environ un mètre de large. Claustrophobes s’abstenir. Les toilettes publiques sont situées stratégiquement dans différents endroits et le ratio est d’une toilette pour plus de 1 600 personnes par jour. Pour les mieux nantis, il y a un système appelé pay and use. Le ratio est moins élevé et il y a quelqu’un qui nettoie après chaque visite contrairement à une fois par jour… Aucun système d’égout n’est installé ni prévu, il y a un canal pas loin qui se jette à la mer qui fait l’affaire! Il semble qu’il n’y a pas de criminalité ni prostitution et que les familles ne veulent pas quitter le bidonville. Voir l’album photo

MUMBAI – Null Market

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Le Null market

Null Market, un autre marché local. Ce n’est pas un secret, les visites de marchés locaux sont mes préférées. Celui-ci compte surtout des boucheries et une grande poissonnerie qui nécessitent d’être vues… Et on vous évite les odeurs… c’était d’une intensité remarquable! En tout cas, il faisait bon de passer du côté ail, même si de ce côté c’est la gorge qui en prenait un coup. Tous ces hommes qui trient, pèlent, hachent l’ail à longueur de journée posaient fièrement pour mon plus grand bonheur. Voir l’album photo

KOCHIS, anciennement Fort Cochin

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Pêcheurs du Kerala

Kochi est une petite ville (1,5 million d’habitants) du Kerala située sur des îles et presqu’îles à l’embouchure du fleuve Periyar. Mais la partie intéressante est la vieille ville située sur une petite île sur laquelle on se rend essentiellement par traversier.

Kochi est surtout connue à cause de son histoire multiethnique. Au XIVe siècle, les Chinois s’y installèrent et commencèrent le commerce des épices. Ensuite, pour contrôler le commerce du poivre et des épices, arrivèrent les Portugais au début des années 1500, puis les Hollandais vers 1630 et finalement les Anglais vers 1730. Ces arrivages laissèrent donc des héritages particuliers à la région comme une façon de pêcher typiquement chinoise (les carrelets), des églises et une grande proportion de la population de confession catholique, des monuments hollandais et cimetières pour les protestants et évidemment une population originelle hindoue avec sa musique et ses traditions. Étonnamment, à une certaine époque, il y avait aussi une forte présence juive aujourd’hui presque éteinte. Un beau mélange.

Mais aujourd’hui, cette partie de la ville est tranquille et on s’y promène à pied ou à vélo. Après Mumbai, ça fait du bien !

Côté culturel, quelques photos d’un spectacle de kathakali. Il s’agit d’une forme de théâtre dansé qui reconstitue des épisodes des épopées hindoues. Les costumes sont très élaborés et les maquillages qui prennent plusieurs formes et couleurs sont codés en fonction de l’interprétation du personnage représenté (prince vertueux, personnage démoniaque, sexe, hiérarchie et qualité). Assister à une séance de maquillage est d’ailleurs aussi impressionnant que le spectacle lui-même. Les acteurs ne parlent jamais, mais ils doivent composer 500 expressions différentes avec leur visage, leur regard et leurs mains. Voir l’album photo

ALLEPEY

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Allepey, surnommée la petite Venise de l’Inde en raison de ses backwaters. Les backwaters ce sont des rues principales, des ruelles et des carrefours… tous en eau sur plus de 900 km carrés. Ce sont des lagunes naturelles creusées par le courant et dont le sable bouche les estuaires des fleuves et des rivières. Des canaux artificiels relient ces lagunes entre elles.

Allepey invite donc à la détente. Tout ce qu’il y a à faire c’est de se laisser bercer au rythme du gloussement de l’eau à travers ses centaines de canaux, de lacs et de rivières.

Trois types d’embarcations sont possibles. D’abord les Houseboats qui, à l’origine, étaient des bateaux de transport du riz construits en fibres de noix de coco. Ces kettuvalam ont été reconvertis en bateaux touristiques de luxe avec chambres et salles à manger. Il y en a plus d’un millier maintenant qui d’ailleurs ne peuvent qu’emprunter les canaux les plus larges et les plus achalandés. Mais, pour notre part, ce que nous retenons par rapport à ces grosses embarcations c’est la pollution qu’elles génèrent (visuelle, sonore, échappement du diesel, évacuation des eaux usées et des déchets…) dans les cours d’eau où les gens font leur lavage (le corps, les dents, la vaisselle et le linge…). Ici, aucun contrôle environnemental. Nous avons donc passé notre tour.

Les secondes sont de petites embarcations d’une capacité d’environ six passagers, munies d’un petit moteur qui ne fait pas grand bruit. Très intéressantes, elles se louent à l’heure avec le capitaine. Nous avons passé notre deuxième après-midi sur l’une d’elles et avons adoré.

Mais pour notre première journée, nous avons opté pour le troisième type, soit les chaloupes à rames (avec rameur). Sans pollution et sans bruit, elles permettent de se faufiler dans les plus petits canaux et d’être plus près de la vie quotidienne et de leurs habitants. C’était d’un calme mémorable. Notre rameur, un bon vivant de 64 ans (ne vous en faites pas, il a eu de l’aide d’un autre monsieur dans la soixantaine), très drôle et très accueillant, nous a reçu chez lui dans sa campagne profonde (30 minutes de ferry, le bateau qui sert d’autobus, plus 20 minutes de marche pour se rendre chez lui) pour le petit déjeuner et le lunch du midi. Sa femme nous avait concocté de délicieux mets servis sur une feuille de bananier comme c’est la coutume dans le Kerala. Vraiment une très belle journée. Voir l’album

GOA

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Quand on va à Goa c’est soit à cause de la nostalgie des hippies des années 60 et 70 qui ont développé l’endroit ou encore pour vraiment se prélasser sur les plages. Et c’est ce que nous avons fait pendant quinze jours. Nous en avions grandement besoin après deux mois de belle galère. Donc, le farniente était notre activité de tous les jours.

Mais, nous avons quand même fait l’effort de consacrer une journée pour faire la visite de deux incontournables. Old Goa, pour ses églises et ses couvents catholiques qui sont inscrits au Patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO et Anjuna, pour son fameux Flea market. Il paraît que les hippies seraient à l’origine de cet immense, mais vraiment immense marché aux puces. Ils venaient y vendre leurs vêtements lorsqu’ils étaient fauchés. Il y a bien encore quelques reducs, mais ce sont surtout les locaux et les différentes tribus qui viennent y vendre toutes sortes de produits, de la bébelle à l’artisanat, de plus ou moins de bonne qualité et de tous les coins du pays. Le Népal a notamment la cote à Goa. Voir l’album

MUNNAR, la capitale du thé du sud de l’Inde

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Plantations de thé

Après Darjeeling au nord de l’Inde, Munnar est la plus importante région productrice de thé. Et il y en a partout comme vous le constaterez sur les photos. Les plantations appartiennent majoritairement à la multinationale indienne Tata, qui est aussi dans les communications à Montréal, dans l’acier sur la Côte-Nord et dans la fabrication de camions, d’autos et de tuk-tuk en Inde et j’en passe…

Dixit Dominique : ce n’est pas aussi beau que les rizières du nord du Vietnam, mais ça se rapproche. Notre photographe s’est donc laissé aller pour cette avant-dernière étape de notre séjour en Inde. Alors, profitez de ces deux avant-derniers albums et appréciez les paysages magnifiques de cette chaîne de montagnes. Voir l’album photo

MUNNAR, la faune

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Bulbul

Quelques animaux de la région. Faut dire qu’on a eu beaucoup de chance, nous avons rencontré deux espèces que l’on voit normalement dans les parcs nationaux. Voir l’album photo

THEKKADY

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Écureuil géant

Voilà, c’est la fin de notre périple. Trois beaux mois qui sont passés à la vitesse de l’éclair.

Notre dernière destination visait surtout à faire un safari pour observer notamment les éléphants sauvages. Grosse déception en ce qui concerne la partie en jeep, mais un beau moment dans le site éco touristique où il est possible de loger. C’est certainement la meilleure façon de voir les animaux le matin sur le bord du lac et dans la forêt. Si nous avions à y retourner, c’est l’option que l’on choisirait. Bref, nous avons quand même aperçu de très très très loin un petit troupeau d’éléphants ainsi qu’un autre de buffles sauvages, des singes noirs, encore des écureuils géants et pleins de petits oiseaux.

Pour la ville en tant que telle, on peut y voir encore beaucoup de plantation de thé, mais le paysage n’est pas aussi spectaculaire qu’à Munnar et il n’y a pas grand-chose à y faire.

À la prochaine aventure! Voir l’album

4 réflexions sur “L’Inde, l’Indescriptible!

  1. Très bel article que je lis depuis Varanasi! On est sur la même longueur d’onde sur nos impressions de l’Inde. Je regrette de ne pas avoir visité Amritsar, peut être pour ma 3ème visite en Inde 😉! Tes photos sont sublimes! Bravo!

    J'aime

    • Merci Katia pour ton commentaire, c’est gentil. Et oui en effet, je t’encourage à inscrire Amritsar lors de ton prochain voyage en Inde. En tous cas, pour nous c’est un incontournable, nous en parlons encore avec beaucoup d’émotions et nous comptons bien y retourner un de ces jours.

      Aimé par 1 personne

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