Quand les rizières nous terrassent!

Sa Pa, du 4 au 8 septembre 2017

Sa Pa, LA destination touristique du nord du Vietnam depuis bientôt 100 ans!

En effet, la ville a été créée en 1922 par les Français comme station climatique — elle est la ville la plus froide du Vietnam et est située à 1 650 mètres d’altitude — pour fuir les chaleurs de Hanoï.  Par la suite, elle est devenue la principale destination touristique de la région à cause de ses points de vue magnifiques sur les montagnes qui l’entourent, notamment le Fansipan, mais aussi pour les nombreuses possibilités de treks au milieu de ses spectaculaires rizières en terrasses.

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La vue du balcon de notre hôtel

Les deux principales minorités ethniques qu’on y retrouve, soit les H’mong noires (prononcez e mong) et les Dzaos rouges toutes habillées en costumes traditionnels, en ont fait leur affaire. Elles montent tous les jours de leur village pour arpenter les rues de la ville du matin au soir afin de vendre des broderies ou des services de guides de randonnées dans la région. Beaucoup en sont irrités, car avouons-le, elles sont vraiment tenaces. En même temps, en prenant ça avec un grain de sel, on y trouve aussi son compte puisqu’elles sont souvent très drôles. Et surtout, elles sont une source d’information non négligeable si on veut en apprendre davantage sur leurs us et coutumes.

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Femme de la minorité H’mong noire

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Femme de la minorité ethnique Dzao rouge

Mais, commençons par le début. Comme mentionné dans le précédent billet, au petit matin, nous avons rencontré deux jeunes filles H’mong qui nous abordent pour nous offrir leurs services de guide. Dans la discussion, on apprend que celle qui parle l’anglais a 23 ans. Elle a l’air d’une ado de 17 ans, elle est mariée et elle a trois enfants dont les deux plus vieux vont à l’école. Son mari s’occupe de la maison et garde la plus jeune.  L’autre a 16 ans, elle est aussi mariée et elle a une petite fille. Nous apprendrons dans la journée qu’elle commence dans le métier de guide, elle tente d’apprendre l’anglais et la plus vieille est son coach.

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À droite, Vang, notre guide et Mea qui est en apprentissage de l’anglais pour devenir guide.

À la journée dite, nous partons à neuf heures pile avec nos deux guides. Comme elles ne sont pas grandes, elles n’ont pas une grande foulée de pas, mais attention elles sont rythmées et régulières et elles auront le dessus sur nous. Nous marchons trois heures en montant un dénivelé de 1 000 mètres.

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Le temps de la pause-repas arrive et cela tombe à point, car il se met à pleuvoir des cordes. Au resto, pas de menu, mais nous avons droit à du riz ou des nouilles. Le restaurant est bondé de touristes avec leurs guides qui s’y attardent le temps que la pluie cesse. La randonnée se termine vers 15 h par un thé chez la soeur de notre guide qui tient un homestay. Nous nous entendons aussi avec Vang et son acolyte pour une autre randonnée le lendemain. Nous rentrons à l’hôtel en taxi vers 18 h après avoir remarché 20 minutes pour rejoindre la route afin de pouvoir prendre ledit taxi. Nous sommes tous les quatre fatigués, mais absolument ravis de notre journée.

Au matin, tout comme la veille en début de soirée, il pleut à boire debout. La rue principale prend rapidement l’allure d’une rivière.

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Femme de la minorité ethnique H’mong noire

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Femme de la minorité ethnique H’mong noire

Nos deux guides viennent nous rejoindre à l’hôtel et nous placotons un peu en attendant que ça s’éclaircisse. Dans l’indécision, nos jeunes partent sur la place centrale à la recherche de nouveaux clients pour le lendemain.

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Place centrale de Sa Pa

Finalement, comme il y a une accalmie, nous optons plutôt pour une courte visite à proximité — au cas où la pluie reprendrait — au village « reconstitué » et très touristique de Cat Cat dans le fond de la vallée. Cette randonnée occupe quand même presque toute la journée et nous a malgré tout donné l’occasion de voir de beaux paysages.

Enfin, le dernier jour, Dominique, pas tout à fait satisfaite de ses centaines de photos de rizières, nous louons des motos et retournons dans la vallée du sud vers Ta Van. La route est épouvantable, et pendant que les gars se démènent avec la route et les motos qui ont toute la misère du monde à monter les côtes, les filles bien assises derrière (hé oui! Dominique a préféré la place passager) profitent du panorama à couper le souffle. On ne le dira jamais assez, mais les rizières sont si belles à voir. Tout comme Charlevoix a sa Route du fleuve, Sa Pa à, quant à elle, sa Route des rizières.

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À 14 h, nous prenons notre voiture pour Bac Ha. Encore une fois, nous sommes estomaqués par tant de beauté et ne regrettons en rien ce deuxième séjour au Vietnam.

Dans notre prochain billet, un résumé de notre tour du Nord-ouest du pays.

Plus de photos

6 réflexions sur “Quand les rizières nous terrassent!

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