Roadtrip sur la Côte-Nord du Québec, 13 jours de Bergeronnes à Natashquan

Du 14 au 27 juillet 2020

Comme nous vous le mentionnions dans le dernier billet, depuis notre retour prématuré du Mexique, nous nous questionnons tous les jours à propos de quand et où nous pourrons partir? Au début, nous nous disions « OK, vendons le tuk-tuk, restons tranquille le reste de l’année et planifions un autre long voyage ». Puis, « Ok, vendons le tuk-tuk et achetons un autre VR à essence ou un diesel d’avant 2009 (année des transformations des moteurs de Mercedes pour le Ultra low sulfur) ». Et enfin, si la possibilité de sortir de l’Amérique du Nord est bloquée, autant garder le tuk-tuk et rouler avec cet été et, peut-être, si on est optimiste, pourrons-nous aller au Mexique à l’hiver 2021. Il nous semblait, après un peu de recul, impossible de rester à la maison pour les douze prochains mois même si le paysage ici dans Charlevoix rivalisent avec tous les autres.

Alors, un beau matin, on se fait la réflexion suivante :  

« Et si on allait sur la Côte-Nord? Un petit 2000 km aller-retour! Ça nous ferait du bien au moral!  Oui, mais il parait qu’il y a beaucoup de monde cette année et qu’il faut tout réserver! Et pourquoi ferions-nous ça, ce n’est pas dans nos habitudes! Rendons-nous et on s’arrangera une fois sur place! Et si ça ne va pas, bien, on reviendra chez nous. »

Et nous voilà partis vers la Côte-Nord ce 14 juillet.

Comme entrée en matière, petite journée de 175 km, destination Les Bergeronnes. C’est au camping « Le Paradis marin » que nous faisons halte pour deux nuits et choisissons un terrain sans services sur le bord du fleuve. Un bon souper à l’extérieur (rares sans moustiques) tout en contemplant les baleines sortir souffler et se montrer le dos juste devant nous. 

Le même scénario se répète au petit déjeuner du lendemain. Un avant-goût de la journée qui nous attend.

En fait, si nous nous sommes arrêtés à cet endroit c’est que nous avions rendez-vous sur le quai de Bergeronnes avec des amis, dont l’un, Léopold, est propriétaire d’un beau zodiac.

Vous nous voyez venir n’est-ce pas! Hé oui! Une croisière privée de plusieurs heures au beau milieu du Saint-Laurent pour un safari marin. Allez les baleines, on arrive! Il fait un temps merveilleux sous un ciel bleu, il fait chaud et le fleuve, tel un miroir, nous offre la chance d’observer dans un calme rare moult rorquals, phoques gris, dauphins à flanc blanc, fous de Bassan, petits pingouins, etc., mais également et bien sûr, les majestueuses baleines à bosse et petits rorquals en grand nombre. Notre capitaine, très attentionné a probablement un don pour repérer les grands mammifères pour le plus grand bonheur des photographes à bord. Il s’assure qu’elles sont satisfaites avant de changer de cap. Nous aurons même droit à des spectacles de nage sur le dos, sur le côté avec les nageoires latérales dans les airs et présentation de la queue à plusieurs reprises de Tic Tac Toe avec son présumé bébé ou encore de Blanche-Neige. Ce fut une journée mémorable! Merci encore à Léopold!

Nous avons tellement adoré, que nous répétons l’expérience à notre retour dans Charlevoix. Une autre journée incroyable. Les baleines étaient présentes en grand nombre et encore plus actives que le tour précédent. Nous avons revu Tic Tac Toe et son rejeton, Blanche-Neige ainsi que de nouvelles baleines, notamment Gaspar et d’autres qu’on ne peut identifier. Cette fois-ci, pas de problème de batteries ou d’appareil photo. Dominique étrenne son boîtier encore tout neuf et elle s’en est donné à cœur joie.

À propos de…

🐋Tic Tac Toe
Femelle de 23 ans, l’un des rares rorquals à remonter l’estuaire presque tous les ans depuis 1999. Elle a donné naissance à trois baleineaux depuis qu’elle est en âge de procréer. L’un d’entre eux, Aramis, une femelle, aurait donné naissance à un petit cet hiver dans les Caraïbes, faisant ainsi de Tic-Tac-Toe une belle grand-mère. Nous l’avons bien vue cet été en compagnie d’un bébé, mais apparemment il n’est pas encore confirmé qu’il s’agit bien du sien. Si la chose se confirme, ce sera donc son quatrième rejeton.


🐋Gaspar
Femelle née en 2005, elle doit son nom à la coloration du lobe droit de sa queue qui évoque le célèbre fantôme du même nom. Elle est observée tous les ans depuis 2006 (excepté 2008) dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et aurait eu son premier baleineau en 2019.


🐋Banche-Neige
Femelle née de sa mère Seledad en 2008, laquelle n’est jamais revenue dans l’estuaire depuis. Blanche-Neige est revenue seule en 2009 dans l’estuaire. Chose qui serait normale, car les jeunes rorquals à bosse ont l’habitude de revenir chaque été à l’endroit où ils ont été nourris par leur mère au cours de leur premier été. Habituée de l’estuaire, elle a comme caractéristique de ne montrer que rarement sa queue complètement quand elle plonge.


🐋H887
Connue depuis 2017 d’abord par les observateurs de Mingan puis par ceux de l’estuaire depuis 2018 où elle séjourne pour des périodes allant de quatre semaines et plus. Les chercheurs ne connaissent encore peu de chose sur cette belle baleine à la queue blanche, pas même son sexe ni son âge, mais elle est déjà réputée pour ses acrobaties dans l’eau. Elle aime se rouler en surface en claquant ses nageoires pectorales ou caudale.


Pour en savoir davantage ou pour aider à la sauvegarde des baleines, rendez-vous à ➡️Baleines en direct.

C’est enchantés après cette extraordinaire journée que nous regagnons notre « Paradis marin » pour une deuxième nuit. Avant de reprendre la route le lendemain, une petite randonnée (1,5 km) s’impose sur les crans pour nous rendre au Centre d’interprétation et d’observation de Cap-de-Bon-Désir. Le centre est fermé à cause de la COVID, mais un agent de Parcs Canada sur place peut répondre aux questions des visiteurs. C’est l’endroit idéal pour l’observation des mammifères marins tout en ayant les deux pieds sur terre, bien qu’en ce qui nous concerne, c’est encore mieux au camping. Pour les gens qui n’ont pas accès au rivage, c’est là qu’il faut se rendre. 

Puis, un peu de route vers la région de Baie-Comeau où nous nous arrêtons au quai de Ragueneau, reconnu comme Friendly RV. Effectivement un beau spot où deux dinosaures nous accueillent pour la nuit. Juste à côté du quai, un tout petit sentier offre de jolis points de vues. Nous contribuons allègrement à la boite de donation volontaire « pour l’église ».

Nous voulions visiter la centrale électrique Manic-5, mais aucune disponibilité avant bien bien longtemps. On se contente donc de Manic-2 pour le lendemain. Un tantinet « tatillonneux » sur la présence de la caméra, du cellulaire et de la bouteille d’eau qui nous a valu trois aller-retour au stationnement, mais la visite fut fort intéressante et instructive malgré la très mauvaise température. 

Prochain arrêt, Pointe-des-Monts. Aucune disponibilité côté camping. Alors, après avoir explorer les lieux aux environs du phare nous allons ensuite nous installer aux abords de la route d’accès à la pointe pour la nuit. Ce n’est pas l’idéal et il n’y a pas de vue stupéfiante sur le fleuve, mais au moins c’est plat et tranquille.

Après quelques recherches sur l’accessibilité à la réserve de parc national de l’archipel-de-Mingan, nous décidons de filer directement à Longue-Pointe-de-Mingan, un petit village un peu avant Havre-Saint-Pierre et qui constitue l’entrée ouest du parc. On y réserve notre camping (chose inusitée pour nous) pour deux nuits ainsi qu’une croisière au Parc. Il ne reste plus qu’à avaler les 350 km qui nous séparent et de nous arrêter à Sept-Îles pour du ravitaillement. Très belle route en général, il y a de magnifiques points de vue, quelques travaux de construction, mais on ne peut pas se plaindre.

À Longue-Pointe-de-Mingan, le camping de la famille Vibert, plutôt petit, offre des espaces assez étroits, mais situés directement sur le bord de l’eau. Nous nous installons et profitons de la longue plage pour nous dégourdir les jambes.

Quant au bateau de croisière, il s’agit presque d’une grosse chaloupe (12 passagers) et l’embarquement se fait directement sur la plage. Nous avons droit à un temps brumeux, mais la mer est d’un calme rare, aucune onde, c’est très étrange comme atmosphère, mais c’est extraordinaire. 

Nous visitons d’abord l’île Nue, qui doit son nom au fait que la forêt y est absente. Ce sont ses beaux monolithes qui constituent le principal attrait de l’île. Encore une fois avec la brume, cela ajoute un côté mystique à l’endroit. On adore et la photographe fait de son mieux pour faire ressentir cette sensation sur ses images. Nous croisons nos doigts tout de même pour qu’un bon coup de vent passe afin de dégager le ciel pour notre prochain arrêt à l’île aux Perroquets, là où curieusement aucun perroquet ne vit…

Il y a bien un vieux phare sur l’île, mais vous l’aurez compris, ce n’est pas ce qui nous intéresse.

Nous, on veut voir les mignons petits pingouin! Ils nichent de chaque côté de l’île et l’accès est très limité pour leur protection. Du premier côté, nous apercevons nos premiers petits pingouins. Malheureusement, le coup de vent souhaité n’est pas passé et la brume encore assez épaisse, ajoutée à la distance qui nous séparent, rend bien difficile la séance photo. Quelques clichés, mais bon, nous décidons d’aller sur l’autre versant où nous aurons plus de chance.

De ce côté, il y a un dégagement à l’endroit où nichent les oiseaux et où l’on aperçoit notre premier macareux moine. Eurêka! On s’installe par terre et la photographe prend son plaisir en mitraillant les petits volatiles. D’ailleurs, si l’île porte le nom de perroquets, c’est justement à cause de cet oiseau surnommé « petit perroquet ». Devinez pourquoi. Bien sûr, en raison de son bec coloré qui s’apparente à celui d’un perroquet.

Bref, une belle excursion à ne pas manquer avec de bons gardes-parc de Parcs Canada sur les îles et un capitaine de bateau attentif à la demande de Dominique et qui prend son temps pour nous permettre de bien voir les pingouins sur l’eau.

Nous passerons le reste de la journée encore sur l’adrénaline de nos rencontres du matin, à visiter le coin en suivant le trottoir de bois qui longe la plage. Pas de doutes, Longue-Pointe-de-Mingan est à voir et nous sommes vraiment très heureux de notre séjour sur la Côte-Nord jusqu’à présent.

Prochain arrêt, Havre-Saint-Pierre. Le camping affiche complet et on nous offre de nous installer dans le parking d’entrée, mais cela ne nous dit rien. C’est loin de la mer et du centre. Très peu d’intérêt pour nous. Au centre d’information touristique, on nous dirige vers le stationnement en gravier juste en face de l’église en plein centre de la ville. Relativement tranquille, ça fera très bien l’affaire pour une nuit d’autant plus que l’on peut aller partout à pied. Nous nous informons sur les possibilités de visiter la centrale Romaine-1, pas de place! Nous y passerons quand même pour au moins la voir de l’extérieur. Bof! Ça ne valait pas réellement le détour. Par ailleurs, nous réservons une croisière pour explorer le lendemain, la partie est de l’archipel-de-Mingan, là où les monolithes sont en plus grand nombre. Il faut savoir que cette partie du parc ne peut se visiter qu’à partir de Havre-Saint-Pierre et qu’il n’y a qu’une seule compagnie qui offre ce tour. Pour le reste de la journée, nous nous rendons au Cap Ferré pour un pique-nique. À quelques 20 minutes de route à l’est de Havre-Saint-Pierre (au km 1232), une route de gravier direction sud pendant environ 5 km (en gardant toujours la droite) conduit jusqu’à un stationnement. De là, une courte marche d’environ un kilomètre nous mène à la chute du Cap Ferré, très connue des gens du coin. Il s’agit d’un petite rivière qui, en arrivant sur le cap de pierre rouge, chute directement dans le fleuve d’une hauteur d’une dizaine de mètres. Ce n’est pas les chutes Niagara et même s’il ne s’agit que d’une très courte distance, prévoyez y passer quelques heures. Le sentier a la même formation géologique que celle de l’archipel de Mingan, sa flore rare ainsi que la cascade en tant que telle sont dignes de figurer parmi les plus beaux clichés Instagram et, surtout, vous voudrez y lézarder un brin.

Avant de clore la journée, un saut à la poissonnerie près du quai pour acheter une pizza aux fruits de mer et d’autres gâteries du genre. La lourde responsabilité de réchauffer la pizza sur le BBQ pour le souper sans la brûler reviendra à Jean-Pierre. On vous laisse deviner le résultat!

Le lendemain, il y a vraiment beaucoup de vent et la mer est quelque peu déchaînée. Nous décidons d’annuler notre croisière sans même attendre de savoir si le capitaine allait maintenir le tour ou non. Très simple, on nous a remboursé sans même poser de questions. Nous nous promenons dans la ville et visitons, dans l’ancien magasin général, la Maison de la culture Roland-Jomphe où l’histoire de Havre-Saint-Pierre est relatée.

Notre dernière destination vers l’ouest est Natashquan, le pays de notre grand poète québécois Gilles Vignault. En effet, au début, nous envisagions de nous rendre au bout de la route 138, à Kegaska, juste pour dire qu’on a été au bout du monde, mais, à bien y penser, ça ne nous tentait pas vraiment de nous taper la trentaine de kilomètres restante sur une route en gravier. Mais, Natashquan est quand même presqu’au bout du monde avec ses kilomètres de plage de sable fin, un joli camping (avec de la place) dans les dunes, la maison familiale de Vignault et la vieille école (fermées comme bien des endroits à cause de la COVID), les hangars des pêcheurs appelés Les Galets, classés biens culturels du Québec, remémorent depuis 150 ans la vie des pêcheurs de l’époque (aussi fermés) et ils sont très photogéniques. Qu’est-ce que c’est beau! Mais outre qu’il s’agit d’un très beau village, il y a une superbe chocolaterie artisanale avec des chocolats à la chicoutai et autres petits fruits sauvages que vous n’oublierez jamais! Paroles de un tuk-tuk pour deux! En tout cas, nous on en salive encore!

Bref, ça vaut absolument le détour.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons pour le lunch sur la magnifique et immense grève déserte du village de l’île Michon pour finir la journée à Baie-Johan-Beetz à 80 km de Natashquan. Le paysage marqué par les ravages d’un incendie qui eut lieu en 2013 est spectaculaire. Au kiosque d’information touristique, on nous indique un bivouac, pour 5-6 motorisés, sur les crans rocheux juste à l’ouest du quai. En arrivant au dit endroit, au moins une vingtaine de VR y sont déjà garés à peu près n’importe comment, mais sans nuire à la vue de chacun, sur les rochers qui constituent la plage. Mais quel endroit magique! Nous y resterons deux nuits tellement sous sommes fascinés par le lieu et qui pour Dominique, a des airs de Cap-aux-Oies, son endroit de prédilection dans Charlevoix. 

Le personnel du centre d’information nous avait également recommandé quelques randonnées dont l’une menant à une ancienne mine de silice, le sentier Spar Mica ou sentier de la mine, 7 km aller-retour de niveau très facile. Des gens que nous y avons croisés nous ont dit que ça ne valait pas la peine de se rendre jusqu’au bout, que c’était très décevant et qu’il n’y avait rien à voir, mais puisque nous sommes là, aussi bien le constater par nous-mêmes. C’est vrai que le sentier, ou plutôt l’ancien chemin, n’intéresse pas vraiment, mais juste avant d’arriver au bout, une magnifique ouverture sur un paysage incroyable nous éblouit. Wow! Nous nous y arrêtons un bon moment simplement pour nous extasier devant ce que l’on a sous les yeux.

Nous enchaînons notre marche avec le tout petit, mais tellement beau sentier Quétachou de 2 km aller-retour. Victime de l’incendie de 2013 (600 km2 furent incendiés) le sentier a été l’hôte d’une résidence d’artistes qui avaient pour mission de créer des œuvres qui se dégraderaient au fur et à mesure que la nature se régénérerait. Quelle brillante idée et c’est aussi agréable qu’amusant de voir les réalisations au travers des arbres brûlés et des milliers de fleurs sauvages qui recouvrent le sol. Car il faut dire que la période de floraison des rhododendrons alpins, des épilogues et autres espèces toutes aussi jolies les unes que les autres bat son plein. Une belle chute limite le sentier et accueille les marcheurs. Vraiment un endroit qui mérite qu’on s’y arrête sans hésitation.

Nous poursuivons notre retour vers l’ouest avec un second arrêt à Havre-Saint-Pierre (75 km) pour les pleins et les vidanges du tuk-tuk. Nous en profiterons pour déguster un club-sandwich au homard (qui, malheureusement, nous déçoit beaucoup) au restaurant La Promenade sur la rue principale en face de la mer et pour trouver un petit souvenir à la Place des artisans fermée lors de notre premier passage.  

Le village de Magpie 75 km plus loin constitue notre prochaine étape. Nous nous installons le long de la voie menant au quai après avoir arpenté le joli petit village construit loin des règles urbanistiques usuelles. Des petites maisons coquettes, avec de grands terrains, pas de clôtures et des devantures pas toujours en fonction d’une logique. C’est un spot vraiment fabuleux avec un observatoire et un sentier de randonnée infini sur le cap avec vue sur le Golfe et où il est plus qu’agréable de marcher. 

Nous voulions nous reposer un peu et y rester deux nuits, mais la quantité de moustiques en fin de journée nous a forcés à aller nous réfugier aux grands vents de Rivière-au-Tonnerre (60 km plus à l’ouest). Nous y avons visité la belle église Saint-Hyppolite où deux dames, deux sœurs à ce que nous comprenons, qui ont à cœur la sauvegarde de leur patrimoine religieux accueillent les gens. Elles étaient là pour nous raconter l’histoire de l’église peinte en bleu pâle et blanc, à l’intérieur comme à l’extérieur. Bien fières de leur joyau, elles s’attendaient bien à ce qu’on leur offre une contribution pour les travaux d’entretien. Pour le dodo, quelqu’un, la veille, nous avait parlé d’un superbe spot sur les hauteurs et un peu à l’écart du village. On ne sait toujours pas si ce terrain est privé ou non, mais il n’y a personne aux alentours et la vue imprenable, vraiment un des plus beaux bivouacs de la Côte-Nord.

De Rivière-au-Tonnerre, on file ensuite pour un retour à Pointe-des-Monts (280 km). Bien qu’il n’y avait encore plus d’emplacements disponibles, on nous installe sur le stationnement du poste d’accueil, surnommé le « Lucky one ». Des gens très gentils auxquels nous nous sommes joints, après avoir goûté à leur très bonne pizza à la morue, autour d’un feu de camp où des membres de leur famille en vacances (des gens de Montréal) étaient rassemblés. Un séjour convivial et bien sympathique.

Et là, la mauvaise température s’en mêle. Après le beau temps quasi mur-à-mur tout le long du voyage sur la Côte-Nord voilà que la météo prévoit de la pluie et du froid pour les prochains jours. Hum hum! « Et si on rentrait chez nous! On n’est pas loin, juste un peu plus de 400 km… »

Et go! Nous déroulons l’asphalte pour le reste de la journée et arrivons chez nous, fatigués, mais plus que satisfaits de notre séjour! Vive la Côte-Nord, ses plages sans fin, ses paysages arides, sa faune marine et aviaire et ses gens fort sympathiques et accueillants.

Fiche camping – bivouac

Les Bergeronnes, camping Le Paradis marin   Un des plus beaux campings où les sites avec services sont plus éloignés de la plage alors que les sites sans services pour les tentes et les VR autonomes sont à l’avant. Et comme les tentes sont interdites à cause de la COVID, il y a beaucoup de merveilleux spots disponibles sur les crans rocheux. 40 $ CAN, un peu dispendieux pour un terrain sans services, mais le paradis et les baleines ça se paie! 45 $ CAN/2 services et 50 $ CAN/3 services. À 1,5 km du Centre d’interprétation et d’observation de Cap-de-Bon-Désir à pied par les crans.

Camping Paradis marin, Les Bergeronnes

Ragueneau, bivouac sur le vieux quai — Aux abords du quai de Ragenaud près de Baie-Comeau. Très bel accueil de la part de la municipalité, pour VR et quelques plateformes de bois pour les tentes. Au moins six autres motorisés sont stationnés également pour la nuit. Très tranquille. Le spot est vraiment beau avec l’archipel de Raguenaud en toile de fond et un petit sentier de randonnée. Boîte pour contribution volontaire sous la pergola.

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Pointe-des-Monts, bivouac sur le chemin du phare et camping Lucky one — Le long du chemin du phare, bien choisir un endroit pour ne pas piétiner et détruire la taïga. Très tranquille. Retour à la fin du voyage pour une nuitée. Cette fois-ci, une place de libre juste à côté du restaurant du camping pour 20 $ CAN (aucun service), leur place Lucky one comme ils l’appellent. Le camping était complet jusqu’à la mi-août au moins.

Longue-Pointe-de-Mingan, Camping de la plage, tenu par la famille Vibert 10 emplacements pour VR (5 avec 2 services et 5 avec eau seulement) sur le bord de la plage. 21 $ CAN + tx. 2 douches et toilettes centrales disponibles et propres. Très achalandé, alors vaut mieux réserver. À notre avis, plus sympathique que le camping de la famille Loiselle, voisin immédiat, beaucoup plus grand, mais il y a vraiment plein de monde. Les Vibert offrent aussi des croisières très sympathiques sur les îles de Mingan.

Camping de la plage, Longue-Poimnte-de-Mingan

Havre-Saint-Pierre, bivouac stationnement de l’église — Il n’y a qu’un seul camping à Havre-Saint-Pierre, celui de la municipalité. Aucune disponibilité lors de notre passage, mais on nous a offert la possibilité de nous parquer dans le stationnement à l’entrée du camping pour la moitié du prix, soit 12 $ CAN avec accès aux douches et toilettes. Comme il est très loin du centre, nous avons préféré le parking de gravier face à l’église qui nous a été suggéré par le personnel du centre d’information touristique. Situé en plein centre, tranquille et surtout à distance de marche des attractions touristiques et des restos.

Natashquan, camping municipal — Très joli près des dunes et de l’immense plage menant jusqu’aux Galets, environ 1,5 km. Terrains avec et sans services. Les full services sont situés à l’entrée du camping, aucun arbre. Les autres emplacements sont situés sur les dunes ou à travers les arbustes, certains avec eau. Superbes, mais vaut mieux prendre ces derniers, car sinon le sable devient un enfer. Il s’infiltre partout dans le VR ou les tentes à cause des vents. Station de vidange et eau potable. 29 $ CAN/aucun service.

Camping municipal Natashquan

Baie de Johan-Beetz, bivouac sur le chemin du Vieux-Quai Extraordinaire emplacement sur les crans rocheux du bord de l’eau. Arriver tôt dans la journée pour un meilleur choix, car l’endroit est assez populaire. Croyez-nous vous voudrez y rester plus d’une journée. Spot suggéré par le centre d’information touristique.

Bivouac chemin du Vieux quai, Baie-Johan-BeetzMERA

Magpie, bivouac sur la rue des pêcheurs — Superbe emplacement sur le bord d’une plage. Esplanade de bois avec tables de pique-nique et sentier de randonnées sur les caps. Là aussi, vous allez peut-être vous éterniser…

Chemin du vieux quai, Magpie

Rivière-au-Tonnerre Bivouac qui nous en a mis plein les yeux avec cette vue imprenable sur le golfe et son magnifique coucher du soleil. On se garde une gêne pour celui-ci, car nous ne savons pas à qui appartient le terrain. On ne voudrait pas causer de problème local. Aussi, nous communiquerons l’emplacement seulement à ceux et celles qui nous en feront la demande par message personnel.

Bivouac, Rivière-au-Tonnerre

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21 commentaires sur “Roadtrip sur la Côte-Nord du Québec, 13 jours de Bergeronnes à Natashquan

  1. Aaaah la Côte-Nord! Vos photos et commentaires m’ont rappelé mon séjour à Longue-Pointe-de-Mingan au Camping. On avait loué une des roulottes installées devant la mer. Quel beau souvenir, j’ouvrais la porte pour vous passer les baleines! L’Île Nue, la brume, j’ai vécu aussi. Havre St-Pierre, trop de belles choses à voir en croisière, ma caméra ne savait plus où se positionner! hihihi En tout cas la tienne a été bien dirigée! wow que de belles photos!!! magnifiques!! merci pour les beaux textes…super intéressant! le Québec il est beau!!

    Aimé par 1 personne

    1. La Côte-Nord sera aussi un souvenir impérissable pour nous aussi. On a déjà hâte d’y retourner et tant mieux s’il y a encore un peu de brume, ça joute un côté mystérieux qu’on adore, surtout pour les photos. Merci Renée!

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  2. WOW !! Encore une fois, tout un périple bien raconté. Des photos magnifiques…voir époustouflantes. Vous avez été choyés de pouvoir voir toute cette faune marine et ailée, ces temps de brume magique et ces sculptures naturelles à couper le souffle…et comment résister à un ptit selfie dans un miroir :-).

    Aimé par 1 personne

    1. Ça été parfait du début jusqu’à la fin. Première fois pour nous dans cette région (outre Tadoussac), mais certainement pas la dernière. Un gros coup de coeur! On y retournera c’est certain, y’a trop de beaux paysages à admirer et de belles choses à photographier. C’est le paradis pour les photographes! Merci Lise!

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    1. Merci beaucoup Guylaine pour ton gentil commentaire. Avec la COVID, plus difficile de partir ailleurs, mais heureusement on peut facilement y trouver son compte au Québec. C’est encore le temps de partir quelques jours avant l’hiver, beaucoup de belles journées et de belles couleurs à venir avec l’automne.

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  3. Vous avez réussi à me convaincre d’aller dans cette région que je n’ai jamais vue, surtout que c’est au Québec. Vos photos sont toujours merveilleuses et vos commentaires sont très intéressants. Je suis d’accord, nous n’avons rien à envier à d’autres.

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  4. Merci infiniment pour ce généreux carnet de voyage….toujours intéressant et instructif de vous suivre….nous sommes présentement en « road trip » sur le même itinéraire…. ce soir à Longue-Pointe-de-Mingan dans une cabane près de la plage, et demain on part depuis Havre St-Pierre pour une excursion en bateau… visite des îles Mingan. Les Macareux n’y sont plus présents (saison de mai à juillet seulement), mais les paysages seront toujours là pour nourrir notre âme !!! Mais quelle région mythique! Une vraie découverte à faire pour les amoureux de la nature.
    Il fait un peu froid en camping la nuit (tente), mais on alterne entre auberge/cabane sur plage et camping pour nous aider à supporter la « froidure » qui est arrivée tôt cette année.
    A Natashquan, mercredi, ce sera intéressant de vivre la queue de l’ouragan Teddy qui viendra fouetter ce coin de la Basse Côte Nord. A suivre…

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    1. On n’a jamais été de vrais campeurs (tentes), mais on admire les vrais surtout quand il fait froid où qu’il pleut. C’est du grand courage pour nous 😉 Alors, on vous comprend d’alterner et c’est certain qu’on ferait de même voire même qu’on pencherait très fort pour l’auberge ou la cabane plus souvent qu’autrement lol. En tout cas, on vous encourage à vous mettre à l’abris pour mercredi. Très bonne continuité à vous, on vous souhaite encore du beau temps, prenez un grand bol d’air et profitez pleinement de cette liberté très fragile par les temps qui courent. Et merci pour ton commentaire, très apprécié!

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  5. Je viens de découvrir votre site et il est vraiment exceptionnel, intéressant à lire et à regarder. Nous ne sommes pas allés si au nord cette année, jusqu’au Bergeronnes, mais comptons sûrement le faire l’an prochain. Merci pour les bonnes idées.

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    1. Merci Micheline, c’est vraiment gentil. La Côte-Nord est un réel coup de coeur pour nous, alors on ne peut que vous encourager à y retourner et à vous rendre le plus loin possible. Nous y referons certainement une saucette l’été prochain.
      Merci encore de votre commentaire et on vous souhaite un bon hiver.

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