Road trip dans la région de Salta en Argentine, première partie

Du 29 mars au 6 avril 2018

Notre excursion en Argentine devrait être d’une semaine et se situer dans la grande région de Salta. Nous débuterons par les Salinas Grandes, situées au Tropiques du Capricorne, pour ensuite descendre dans la Vallé de Humahuaca reconnue comme patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous descendrons ensuite vers le sud jusqu’à Cafayate, une région vinicole très populaire d’Argentine pour finir dans la capitale régionale de Salta. Facile! Mais non, ce n’est jamais facile avec nous…

Toute la journée précédent notre départ, nous avons rushé sur nos réservations d’hôtels et… Merde! C’est le long week-end de Pâques et tout, tout, tout, on dit bien tout, est plein partout. Ici, Pâques, c’est très important! Nous le savions, mais jamais à ce point. On l’a bien compris à nos dépens et un peu tard. On a fini par trouver des arrangements, soit en changeant d’hôtel chaque jour même aux endroits où nous resterons plus d’une nuit et en interchangeant les arrêts de notre trajet. Enfin, c’est mieux que de coucher dehors.

Deuxième épreuve due au long week-end, le passage à la douane argentine. L’art de la bureaucratie poussée à l’extrême. Pas autant qu’au Sri Lanka (lire le billet sur les sept étapes pour la prolongation d’un visa au Sri Lanka), mais quand même!

D’abord, il faut laisser la voiture dans un stationnement et entrer dans un bâtiment pour avoir accès aux quatre comptoirs que nous devions passer. Le principal problème se situe au premier comptoir. Un seul douanier qui doit pitonner, et non pas juste numériser, ton passeport dans son ordinateur pour s’assurer que tu n’es pas un bandit et le tamponner. Simple! Non! Nous étions en même temps qu’un autobus de touristes, une vingtaine de routiers et d’automobilistes ainsi qu’une panne d’électricité. Minimum 45 minutes d’attente (et ce, parce qu’on a réussi à passer devant la ligne des passagers de l’autobus grâce à un gentil monsieur qui lui, s’est fait avertir par le douanier, tout de suite après nous, de ne pas couper la ligne!) en plus d’une autre trentaine de minutes pour les autres guichets. En sortant des douanes, une petite fouille rapide de nos bagages et hop! En sens inverse, une très longue file d’automobilistes voulant entrer au Chili. Malgré tout, c’était probablement mieux de notre côté que de l’autre. Il faut bien s’encourager… Alors, tenez-vous-le pour dit, si vous allez dans ce coin pendant cette période, pensez-y à l’avance.

Notre premier arrêt en Argentine, les Salinas Grandes. Une immense plaine saline à quelque 3 350 m d’altitude, d’une superficie d’environ 525 km² avec, en arrière-plan, une série de volcans. Cet ancien lac de sel est beaucoup plus grand que ceux du Chili et il est encore en exploitation. La croute de sel peut atteindre par endroit jusqu’à 50 cm d’épaisseur et on y roule en voiture et en camion, ce que nous n’avons pas essayé. Nous y sommes restés environ 45 minutes et partis à l’arrivée de l’orage. Mais avouons qu’un ciel comme ça fait de belles photos!

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Notre tuk-tuk a ramené un alpaga

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Nous reprenons la route et, à une centaine de kilomètres plus loin, on descend vers la Vallé de Humahuaca. Et la route, il n’y a pas à dire, est en lacet. Mais un très long lacet de plus de 20 km.

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Et quel paysage!

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L’objectif de la journée est de se rendre à Tilcara, plus au nord dans la vallée. Les paysages sont encore une fois magnifiques!

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Là où il y a âmes qui vivent, peu importe le nombre, il y a une église!

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Un cimetière très particulier

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Objectif atteint, nous arrivons à Tilcara aux alentours de 17 h 30. Il ne reste plus qu’à trouver notre hôtel. On était loin de se douter que nous allions vivre d’aussi fortes émotions!

Dans la petite ville d’environ 2 000 habitants, c’est l’effervescence de Pâques et il y a un monde fou partout. On se dit « ça va être le fun de passer Pâques ici, avec les cérémonies et tout ».

On programme maps.me en direction de notre hôtel et il nous indique qu’il faut monter  dans la montagne et que notre destination est à 12 km plus loin. Mais ça monte vraiment à flanc de montagne et la route est pratiquement impossible pour une voiture. Nous rencontrons une Jeep qui descend et les gens nous disent que la route est trop mauvaise et qu’il n’y a pas d’hôtel en haut.

De retour en ville, nous allons au centre d’informations touristiques. La dame nous confirme que l’hôtel recherché est bien à 12 km en haut de la montagne et que la route que nous avions débutée est la bonne. Comme il n’est pas question de s’aventurer à nouveau sur cette route, on est prêt à perdre le prix de notre réservation (notre vie vaut plus cher que ça), on s’informe sur les disponibilités d’hôtel. Elle nous dit (ce que nous savions déjà!) que tous les hôtels sont pleins, mais nous donne une adresse où, peut-être, il y aurait de la place. Arrivés sur place, rien de disponible. Nous nous rabattons à un autre endroit où il reste quelques places dans un dortoir.

La jeune propriétaire qui ne connaît pas non plus l’existence de cet hôtel est sensible à la cause de Dominique. Elle finit par joindre notre hôtel qui confirme que la route est impraticable pour une voiture depuis quelques jours à cause de pluies abondantes et qu’ils viennent nous chercher… Trente minutes plus tard, notre voiture est garée en ville et nous embarquons avec un homme et sa fille dans un gros pickup 4X4. (Mentionnons ici que, sur les sites de réservation, il n’est pas indiqué que la route de montagne est si longue et nécessite un 4X4.)

Nous attaquons la montagne à 21 h, il fait noir, mais vraiment noir et le trajet sur un chemin épouvantable, sur le bord d’un ravin, n’en finit plus. On se demande sérieusement où on va, si c’est réaliste, si ce n’est pas une arnaque quelconque. La montée fut extrêmement longue et stressante… On ne vous dit pas toutes les images noires qui nous sont passées par la tête, mais on a cherché nos opinels dans nos sacs lorsque la fille n’a pas voulu faire demi-tour à notre demande!

Mais enfin, 45 minutes plus tard, nous arrivons à destination. Un magnifique lodge de dix chambres en haut de la montagne. Un projet de riche tripeux. Pour ceux qui veulent aller passer quelques jours en montagne, faire des treks et se reposer en admirant le panorama, c’est LA place. Allez voir la Casa Colorada – Hotel de Montaña sur Booking.com. À 23 h, nous étions assis à la salle à manger pour le souper et finalement, le stress tombé, nous avons bien ri de nous-mêmes et de nos peurs!

Regardez la vidéo. Les images ont été prises le lendemain, au beau soleil et en descendant. Mais imaginez-vous la scène, la nuit, en montant, avec des gens que vous ne connaissez pas…

Voici aussi quelques photos qui vous donnent un aperçu.

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Le chemin est sur la gauche de la photo

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La Garganta del Diablo (La gorge du diable) – il s’agit d’un sentier de randonnée très prisé de 4 km qui rejoint le chemin de l’hôtel au tiers du parcours environ

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Pas assez large pour deux voitures, même pas pour des chevaux

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La fin du chemin en arrivant dans la vallée

Fleurs sauvages… que l’on connaît bien chez nous

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Bref, c’était notre arrivée, pas ordinaire, en Argentine. Ne manquez pas les superbes paysages de la Vallé de Humahuaca dans notre prochain billet.

Plus de photos de cette première partie de notre road trip sur notre page Facebook

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7 réflexions sur “Road trip dans la région de Salta en Argentine, première partie

  1. Tout un périple…d’abord Dominique  »saute  » littérallement de joie 🙂 et puis le moral tombe au deuxième sous-sol dans le 4×4 de la mort !!! Bravo pour votre ténacité qui a payé gros. Bonne continuité

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  2. Je suis toujours impressionnée des paysages, des couleurs du ciel , du soleil et des nuages qui forment un ensemble d’une grande beauté. Superbe!

    On peut dire que votre voyage est ponctué d’expériences heureuses et moins heureuses mais c’est ça la vie des grands voyageurs. Bonne route! xox

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    • Bien d’accord Jo. Le voyage ne serait pas un voyage sans toutes ces expériences quelle qu’elles soient! Et, si on s’empêchait de voyager à cause de celles un peu moins positives, on passerait à côté de beaucoup de choses extraordinaires. Merci Jo xxx

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