À Arequipa, la laine d’alpaga c’est nous qui la lama

Arequipa, du 8 au 16 avril 2018

Comme vous le savez, nous aimons improviser sur nos itinéraires, en fonction de l’humeur ou de la fatigue du moment. À l’origine, après notre road trip en Argentine, nous devions nous rendre pour quelques semaines à Buenos Aires et aux chutes Iguazu puis revenir vers la Bolivie pour le dernier mois de notre voyage. Mais voilà, ça ne nous tentait plus d’aller dans une grande ville moderne et les prix des billets d’avion avaient augmenté considérablement au cours des dernières semaines. Ce que nous souhaitions par-dessus tout c’était d’être dépaysés et déstabilisés ce qui n’aurait pas été le cas dans une grande ville comme Buenos Aires. Alors on s’est dit que ce pourrait être une bonne idée d’aller au Pérou. Ce n’est pas trop loin et ce n’est pas trop cher pour s’y rendre. Et nous pourrions ainsi nous concentrer sur quelques endroits seulement plutôt que de s’éparpiller sur le continent.

Fait que, après quelques analyses poussées, on a fait une réunion au sommet (un G2 au lieu d’un G7), on a décidé qu’on prendrait le bus à destination d’Arequipa (sud-ouest du Pérou) et qu’ensuite on irait à Cusco pour aller voir le Machu Picchu. Pour la suite, on verrait.

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Donc, autobus de nuit (10 heures de route) de Calama à Arica (Chili), en siège VIP au 1er plancher de l’autobus (très large et qui se penche à 160 degrés, rien de comparable au Québec), puis bus qui part quand il est plein pour traverser la frontière jusqu’à Tacna (1 h 30 frontière comprise) et ensuite un bus de jour (6 heures) jusqu’à Arequipa. On a fini par arriver!

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Plaza de Armas

Arequipa, surnommée la ville blanche, compte un peu plus de 1,3 million d’habitants. Son très beau centre historique, classé comme patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2000, en fait, selon les guides, une des plus belles cités coloniales d’Amérique du Sud. Et nous sommes bien d’accord. Il y a une quantité phénoménale d’églises, de monastères, de musées et d’édifices historiques tous plus beaux les uns que les autres. Ils sont tous construits en sillar, une roche volcanique de couleur claire. C’est magnifique. Chose surprenante et, c’est bien dommage, il faut payer pour aller visiter la majorité des églises et lors des messes, les touristes n’ont pas le droit d’entrer… C’est contre nos principes de payer pour entrer dans une église d’autant plus que les photos sont interdites dans la plupart de celles d’Arequipa.

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La cathédrale d’Arequipa compte parmi à peine une centaine à travers le monde autorisées à brandir le drapeau du Vatican

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Outre les dactylographes installés à la place centrale pour écrire des lettres officielles ou d’amour peut-être, en tout cas nous aimons l’idée, nous sommes de grands romantiques ;-), deux endroits ont particulièrement retenu notre attention.

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D’abord, le très étonnant Monastério de Santa Catalina, un incontournable à Arequipa. Fondé en 1580, cet immense monastère de 20 000 mètres carrés a ses propres rues, ses jardins et ses parcs. En fait, il est le plus grand du monde. Plus de 450 religieuses y vivaient cloitrées jusqu’en 1970 et avaient chacune leur chambre. Mais, attention, on ne parle pas ici de petites cellules de 2 X 3 m, on parle d’appartements avec chambre, salon, cuisine et appartements pour les servantes (ou esclaves?) des religieuses. Il faut dire qu’à l’époque, les familles riches « cédaient » une de leurs filles à la communauté religieuse catholique, incluant les servantes et y construisaient leurs appartements. La fortune des occupantes se reflétait dans la grandeur et le luxe des appartements. Aujourd’hui, à peine une quarantaine de soeurs habitent dans une section plus moderne du monastère qui est fermé évidemment au public.

C’est superbe et vraiment impressionnant à visiter d’autant plus qu’on s’y croirait au Maroc ou ailleurs dans le nord de l’Afrique. Vous allez comprendre en regardant les photos.

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L’entrée du monastère qui occupe tout un pâté de maison

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C’est par cette arche que les novices pénétraient dans le monastère et qu’elles devaient se taire à tout jamais!

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Un autre site que nous avons beaucoup aimé est le Museo Santuarios Andinos. C’est un tout petit musée et la présence d’un guide (étudiant), qui est obligatoire, est essentielle pour comprendre toutes les pièces du musée. En fait, il est dédié à Juanita « la jeune fille des glaces » qui fut sacrifiée dans les années 1450 par les Incas et dont le corps momifié et très bien conservé a été découvert en 1995 sur le sommet du Nevado Ampato.

Juanita n’a évidemment pas été la seule enfant sacrifiée à cette époque, mais toutes ces jeunes filles de bonne famille étaient choisies pour leur beauté et élevées en vue d’être éventuellement sacrifiées dans le but d’apaiser les volcans. Notre jeune guide avait un excellent français et nous avons vraiment apprécié notre visite. C’est à ne pas manquer.

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C’est donc Sarita que nous avons vue

Quant aux autres sites d’intérêt d’Arequipa, il y en a pour tous les goûts et en grande quantité.

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C’est aussi l’endroit pour découvrir les méthodes ancestrales de fabrication de tissages en laine d’alpaga ainsi que le moment rêvé pour dépenser quelques dollars pour un beau foulard ou une jetée en laine très très douce de bébé alpaga 😉

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un artisane à l’oeuvre

Quelques alpagas et un lama en vidéo

Ne manquez pas notre aventure rocambolesque au cañón del Colca dans notre prochain billet.

Plus de photos d’Arequipa sur notre page Facebook

 

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4 réflexions sur “À Arequipa, la laine d’alpaga c’est nous qui la lama

  1. Très coloré !! J’imagine que le corps momifié de Sarita devait être tout petit. Est-ce vrai que la majorité des Péruviens sont petits?

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  2. Oui le corps de Sarita est petit, d’autant plus qu’il est en position foetale. En fait toutes les momies incas retrouvées sont dans cette position. Et oui, les Péruviens ne sont pas grands en général surtout les plus vieux, mais leur grandeur ne nous a pas marquée autant que celle des Mayas qui eux sont vraiment minuscules.

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