
Péninsule de Bonavista, du 28 au 31 mai 2024
La température nous a fait quitter notre île chouchou Twillingate bien trop rapidement, mais nous gardons le moral. Après notre randonnée du matin sur le Lower Little Harbour Trail nous décidons d’aller prendre la petite route panoramique vers l’ouest et arrivons en fin de journée au modeste village de Newton. Construit sur un chapelet d’îles, il est surnommé la Venise en Terre-Neuve. C’est charmant. Il y a plusieurs bâtiments restaurés (Barbour Living Heritage Village) visant à remémorer les pêches du début du siècle. Mais comme il est trop tôt en saison, tout est fermé.









Après avoir fait le tour du village, on se trouve un coin pour dormir, à l’entrée d’une réserve faunique presque au centre des habitations. C’est vraiment très tranquille dans ce coin de pays.
Une bonne nuit et nous reprenons la route vers la péninsule suivante, celle de Bonavista où il est censé y avoir une tonne de macareux. Nous avons bien hâte de voir leur binette ! Mais d’abord, nous passons par le Parc national de Terra Nova pour y rester quelque temps et randonner. Mais après Twillingate, aller trekker dans la grosse forêt dense par une température pareille !?! Bof, nous renonçons et poursuivons notre chemin. C’est quasiment gênant de vous dire qu’on ne s’arrête même pas dans un parc national. Ben oui, c’est vrai ! Nous sommes passés au Centre d’accueil pour voir si les préposés ne nous feraient pas changer d’avis. Et bien comble de malchance, imaginez-vous donc qu’il est fermé les mardi et mercredi !
Comme nous avons besoin de vidanger les eaux usées et de faire le plein de tout, on s’arrête au Parc provincial de Lockston Path, près de Port Rexton à Bonavista. Il faut quand même rouler environ 5 km sur une route de gravier, mais le camping convient parfaitement et surtout, il est situé à proximité du fameux sentier Skerwink Trail qui se trouve à Trinity. Pourquoi fameux ? Parce qu’il est la star du réseau de sentiers Discovery Trails et, selon le magasine Travel & Leisure, serait l’un des 25 plus beaux sentiers en Amérique du Nord et l’un des plus beaux du Canada. Nous ne voulons pas manquer ça. Tandis que la brume intense se lève au matin et que le soleil se pointe, nous entamons la marche et la montée avec des attentes élevées… Ta Da Dam ! Sur 5 km, les premier et dernier kilomètres se passent dans le bois et présentent quelques points de vue attrayants alors que les trois autres en mettent plein les yeux avec des panoramas sur les caps et l’océan. Pour une fois, le brouillard du départ a contribué à rendre le paysage encore plus charmant.










Notre constat ? Bien que nous l’ayons beaucoup aimé, à notre humble avis, les sentiers de Twillingate sont beaucoup plus intéressants.
Nous poursuivons la route un peu vers le nord pour aller voir les macareux moines, ces drôles de petits oiseaux à gros becs que l’on retrouve aussi aux îles Mingan au Québec et en Islande. Au lieu dit, à Elliston — qui soit dit en passant, est également réputée pour ses caves à légumes. Selon le guide touristique de Terre-Neuve, elle en est la capitale mondiale. Plus d’une centaine de ces réfrigérateurs naturels qui servaient autrefois à la conservation des denrées servent encore aujourd’hui. —

Mais revenons à nos petits perroquets. L’endroit est assez bien aménagé et il y a bien quelques spécimens qui se promènent sur un gros rocher inaccessible aux visiteurs, mais pas très loin. Il est possible de les observer, même sans jumelle. Nous avions beaucoup d’espoir d’en voir beaucoup, car il y a de très nombreux trous qui constituent les nids. Mais peut-être sont-ils sont partis faire leurs courses en mer, il n’y a que quelques individus. OK, l’heure n’est pas la meilleure pour l’observation. Nous décidons d’aller visiter les alentours et de revenir en fin d’après-midi.






Direction phare de Bonavista, encore détenu par Parcs Canada, où il devrait y en avoir également. Bien des trous là pareillement, mais aucun Puffins. Selon le gardien du site, ils étaient là ce matin, ils ont pris le large pour se nourrir et ils rentreront en soirée. C’est bien notre veine, mais c’est aussi ça la nature !

À quelques kilomètres de là se trouve le Parc provincial du Dungeon où l’unique attraction consiste en une grotte sous-marine effondrée dont la double arche s’est formée par l’érosion. Joli !


Nous revenons finir la journée et dormir à Elliston où la photographe fera preuve d’une patience extraordinaire en maximisant les chances d’observation en retournant sur le site à deux reprises, soit avant et après le souper. Hélas ! sans grands résultats.
Dans la mignonne ville de Bonavista, il y a un nombre considérable de bâtiments reconstruits dont plusieurs par Parcs Canada. Ils visent à mettre en valeur l’arrivée de John Cabott, qui a découvert Terre-Neuve en 1497 ainsi que l’histoire des pêches. Malheureusement, le seul ouvert (les autres ouvrant le lendemain) est celui abritant le Matthews of Bristol. Une réplique du bateau de Cabott qui comptait une vingtaine de membres d’équipage. Comme le navire a été construit selon les dimensions originales, on constate facilement que de tenir à vingt gars là-dedans pendant presque un an de traversée, ce n’était pas de la tarte et c’est peu dire…






Si nous n’avions qu’une seule recommandation, ça serait d’attendre quelques semaines pour visiter cette péninsule. Le temps serait, en principe, plus radieux, les oiseaux en plus grand nombre et les sites et touristiques ouverts.
Bon, encore la mouillasse qui s’installe ! Ça fait maintenant 13 jours que nous sommes arrivés sur l’île et il a plu certainement au moins 14 jours… C’est un peu exagéré, mais il pleut en moyenne une journée sur deux sinon plus. Ce matin, on a vérifié et revérifié les prévisions météorologiques vers l’ouest où nous nous dirigeons (St. John’s et la péninsule d’Avalon) et ailleurs dans la province. Résultats : de la pluie pour les 10 prochains jours dans l’ouest et dégagement de quelques jours dans l’est (Gros Morne et St-Anthonys au nord).
Là, on se demande sérieusement quoi faire. On abandonne et on rentre à la maison ou on donne encore la chance à mère Nature. Donc, vous devinez, on continue mais on retourne au Parc national du Gros-Morne et, possiblement, selon les prévisions météorologiques, vers L’Anse aux Meadows au nord. Too bad pour St. John’s ! Enough is enough ! Un gros 600 km de route. Deux jours de trajet et de flotte.
Fiche camping – bivouac
Péninsule de Bonavista — New Wes Valley-Newtown . Pas vraiment d’endroit pour dormir à cet endroit, mais comme il était trop tard pour reprendre la route, nous avons stationné à l’entrée de la réserve Queen’s Maed et avons passé une nuit paisible.

Péninsule de Bonavista — Lockston Path Provincial Park. Camping d’une soixantaine de places avec eau (qui doit être bouillie avant consommation) et électricité 35,45 $ CAN (tx in). Offre également des terrains sans service. Sanidump. Le parc compte un lac bon pour la baignade, rampe de bateau. Comme il a plu toute la journée, nous n’avons profité de rien, on ne peut commenter davantage, sauf que les emplacements sont bien isolés avec des arbres et qu’il est situé à 10 minutes du sentier Sherwink Trail.
Péninsule de Bonavista — Elliston — halte routière située dans le Parc provincial Maberly, un stationnement pour quelques VR situé en bordure du cap avec vue imprenable sur l’océan. À 500 mètres plus loin que le stationnement du site d’observation des macareux, lequel est très populaire pour passer la nuit.

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vous êtes pas chanceux avec la meteo, j ai fait toute l ile de Terre Neuve pendant les mous de juin juillet et août en 2022 en boondocking et il a eu de la pluie pendant trois jours en tout
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Comme vous dites, c’est une malchance. Bien sûr, nous sommes énormément déçus, pas de veines, nous avons dû tricoter avec la météo, ce qui a impliqué beaucoup de kilométrage, mais bon! Nous en sommes revenus et on peut facilement imaginer que le voyage aurait été tout autre avec une température plus clémente. Ça sera pour une prochaine fois peut-être.
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Ce n’est pas une région facile à vivre avec cette température, mais quels paysages. Cette nature du bout du Canada est sauvage et magnifiques. Découvrir ces lieux du temps de Cabot était tout un exploit surtout avec les moyens du temps!
Les p’tits Macareux que vous avec eux la chance de voir sont si beaux. Heureusement qu’il y avait ces sentinelles pour vous y accueillir et vous permettre de les observer!
Et cette brume matinale donne beaucoup d’effet et d’atmosphère à tes photos Do. C’est toujours enveloppant de vivre ces moments, c’est génial. On comprend pourquoi vous avez décidé de poursuivre votre voyage malgré cette pluie.
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T’as raison, ça dû être un cauchemar de naviguer pendant une année à 20 sur ce petit bateau. Fallait le vouloir de s’embarquer pour le bout du monde! De vrais aventureux ou de vrais insouciants lol!
Sinon, en bon Québécois que nous sommes, on a la couenne dure en ce qui concerne la température, mais normalement c’est plutôt les écarts sur le thermomètre qui nous mettent au défi et quant à nous, c’est plus facile à gérer que de la pluie. Mais bon, fallait vivre avec.
Un jour peut-être, on se reprendra!
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