Notre chemin de croix à Santa-Cruz de la Sierra!

Santa-Cruz de la Sierra du 17 au 19 avril 2025

Bonjour à tous, ¡Hola a todos!  

Ho la la! Que ça faisait longtemps qu’on n’avait pas écrit, presque une année depuis Terre-Neuve d’où nous sommes bien loin en ce moment !

D’abord, quelques précisions de planification et de formalités pour un voyage en Bolivie. Lorsqu’on lit sur le site du gouvernement du pays, il y a deux documents « absolument essentiels » à compléter avant d’arriver. Le premier, bien simple, le Formulario N250, lequel est proposé lors de l’achat des billets d’avion en ligne. Quelques informations sur le vol, numéros de passeport, etc. Rien de compliqué. Il suffit de l’imprimer et un code QR y est associé.  

Le second est le SIGEMIG où il est demandé les coordonnées de TOUS les hôtels de ton séjour en Bolivie, incluant le nombre de nuitées, etc. Jean-Pierre se fait confirmer par l’Ambassade qu’il faut bel et bien le compléter. Nous devons inventer un peu puisque sauf pour la première semaine, rien n’est planifié réellement. Nous trouvons des hôtels sur Booking dans les villes où nous comptons passer, mais ça vaut ce que ça vaut…

Bien organisés, nous quittons Montréal le jeudi 17 avril à 8 h 30 pour un premier vol de cinq heures sur Panama. On y a fait une escale de plus de trois heures et ensuite un deuxième vol de cinq heures jusqu’à Santa Cruz de la Sierra, la métropole économique du pays avec ses quelques deux millions d’habitants.

Juste avant d’arriver, le personnel de bord distribue un formulaire N250 à compléter. On se dit qu’on a le nôtre, mais au cas, nous le remplissons!  

Aux douanes, on ne veut que le formulaire N250 de l’avion. L’autre, pas d’intérêt! Quant au SIGEMIG, avec le temps et l’énergie que ça a pris pour préparer ça, rien, aucune demande! Nous étions les seuls avec des papiers dans nos mains. Alors, chers lecteurs, pour votre prochain voyage en Bolivie, ne stressez pas avec ça.

Nous arrivons ensuite à l’hôtel bien fatigués vers 1 h du matin où nous nous rendons compte que les prises de courant sont sur le 220 volts, comme en Europe, alors que nos appareils sont sur le 110. Impossible de charger les téléphones, tablette et ordi. Et surtout, pas de CPAP… Moment de panique! Il va nous falloir trouver des convertisseurs de courant. Comment ça se fait que nous n’avons pas pensé à ça?

Le lendemain, vendredi saint et jour férié, nous avons deux mandats. Rrécupérer notre véhicule loué pour les six semaines que nous passerons en Bolivie et dénicher un convertisseur de courant. 

Dans le premier cas, comme Jean-Pierre avait déjà rempli tous les papiers, fourni la carte de crédit et qu’en plus la compagnie nous avait écrit plusieurs fois pour nous rappeler notre rendez-vous prévu à 10h, nous croyions que ce ne serait qu’une simple formalité réglée en un quart de tour. Que nenni! Ça a pris trois heures. Problème avec les cartes de crédit? Nous avons même appelé directement à MC pour nous faire dire que tout était OK, les cartes ne sont pas gelées. Qu’est-ce qui se passe? Nous nous sommes aussi rendu compte que nous n’avions qu’une seule carte de crédit MC chacun. Dominique possédait bien une VISA… mais pas la bonne. Imaginez, c’était la vieille carte de crédit de son père! (Après coup, c’est assez rigolo!) Bref, deux cartes en tout et la fille nous disait que le paiement était refusé avec chacune d’elles. Enfin, une ultime tentative positive. Ouf! les sueurs froides.

Après ce bordel, il est près de 13 h, nous nous dirigeons le cœur plus léger avec la voiture vers un marché que l’hôtel nous avait recommandé pour acheter un convertisseur de courant. JP dans sa grande prévoyance (à suivre !) en achète deux avec une barre d’alimentation. 

Le voyage peut commencer. Nous garons la voiture à l’hôtel et partons faire un tour à pied dans le centre historique de Santa Cruz, à la Plaza 24 de Septiembre. Toutes les rues pour s’y rendre sont désertes! Bizarre!

Quant à la plaza, gros contraste avec le reste de la ville. C’est assez joli. C’est vendredi saint et la Basilica Menor de San Loranzo, un bâtiment historique datant de 1845, se prépare pour une cérémonie en plein air. Ce n’est donc pas possible de la visiter et encore moins de monter à son clocher. Par contre, on a trouvé les gens, ils sont tous là!

Beaucoup de monde, mais pas tant, s’attroupent tranquillement autour de l’église et apportent leurs rameaux à faire bénir. Les parents, les ados et les enfants ont revêtu pour la plupart leurs vêtements chics et attendent fébrilement. Les vendeurs du temple sont nombreux sur la place, ballons, jouets pour faire des bulles ou café au lait froid ne sont que quelques exemples de choses offertes. On essaie de trouver des musées ouverts sans succès, sauf celui dans un édifice d’information touristique qui ne vaut pas le détour nécessairement.

Les émotions de la journée nous ont ouvert l’appétit même s’il est très tôt et que peu de restos sont ouverts. C’est au Irish Pub sis à un deuxième étage avec pleine vue sur la cérémonie que nous finissons. Mais, il y a toujours un mais, c’est vendredi saint et ils ne vendent pas d’alcool… Pas possible de prendre la bonne bière fraîche tant désirée. Cependant, le repas est correct et nous sommes aux premières loges pour voir les nombreux pèlerins et autres festoyer dans le parc même si l’ambiance demeure relativement tranquille.

Nous repartons ensuite vers notre hôtel à environ 20 minutes de marche. On se fait prendre par la noirceur, il n’est que 18 h 30, les rues ne sont pas vraiment éclairées, beaucoup de bâtiments sont décrépis et ce n’est pas très rassurant. Nous marchons rapidement et sommes bien heureux d’arriver à l’hôtel. Somme toute, Santa Cruz n’a pas grand-chose à offrir! Comme nous ne nous attendions à rien, la ville constitue un arrêt obligatoire à cause de notre vol, donc pas de réelle déception. 

Un petit test de chargement des téléphones, tablette et ordi avec nos nouveaux équipements. Quinze-vingt minutes de charge et le transfo saute! Probablement made in China… Le deuxième fait la nuit.

Le lendemain, nous allons visiter la Rinconada ecoparque, un écoparc construit il y a 18 ans en banlieue de Santa Cruz constituant une oasis de fraîcheur à quelques kilomètres de la ville. Le parc reproduit différents écosystèmes avec une multitude de variétés de plantes indigènes et d’origine amazoniennes. On retrouve un coin cactus, une forêt tropicale, un espace fougères en plus de quelques secteurs d’amusements pour les enfants et des piscines pour la baignade. C’est très joli, mais le clou du site est sans aucun doute son bassin de nénuphars géants, une espèce hors du commun en raison de la grandeur de ses feuilles qui peuvent atteindre des dimensions phénoménales. Appelé Victoria Boliviana, il est reconnu comme le plus grand nénuphar du monde. Le parc détient d’ailleurs un record Guinness avec un spécimen qui mesurait 3,2 m de diamètre. Assez spectaculaire! 

Bref, même si l’endroit n’est pas naturel, nous l’apprécions vraiment. Nous y passons quelques heures et profitons du grand restaurant sur place pour nous sustenter avant de prendre la route pour Samaipata située à 122 km, d’où l’on gagnera en altitude partant de 416 m à 1800 m.

Les routes de la Bolivie se laissent ensuite apprivoiser. Trafic intense au sortir de la ville, pas trop de règle de conduite, routes défoncées un peu partout, dos d’âne, voire même des dos d’éléphant, dans les zones urbaines. Jean-Pierre est un bon conducteur et Dominique surveille les topes ;-). Nous roulons prudemment. Pour vous donner un aperçu, il faut compter trois heures pour franchir les 122 km.

Malgré ces débuts un peu difficiles, on se dit qu’il y a toujours une période d’adaptation lors des débuts des voyages. Le stress et la fatigue des derniers jours avant le départ, les longues heures de déplacement et l’épopée des cartes de crédit mettent à rude épreuve notre tolérance ou notre adaptabilité à un nouvel environnement, aux us et coutumes d’un nouveau pays. Nous savons cependant, par expérience que ça passera et que, même si nous serons toujours des extranjeros dans ce pays, nous apprendrons à le connaître davantage et à l’apprécier de plus en plus.

Que le voyage commence réellement maintenant et soyez rassurés, la suite est plus enthousiasmante. Rendez-vous à Samaipata!

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12 commentaires sur “Notre chemin de croix à Santa-Cruz de la Sierra!

  1. wow! Merci de documenter ce voyage. Nous irons au Pérou en novembre puis en Colombie en décembre. Ensuite …possiblement la Bolivie . Alors je vous suivrez avec attention pour bénéficier de vos trucs et expériences. Merci et bonne route!

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    1. Merci de votre retour et de nous suivre, nous apprécions beaucoup.
      Je ne sais pas si vous avez vu sur notre blogue, mais nous avons fait une partie du Pérou en 2018 au cours duquel voyage nous avons également visité le Chili, l’Argentine, la Patagonie, l’Equateur et les îles Galápagos. Vous y trouverez aussi beaucoup d’information et de belles idées de visites. Ce fut un merveilleux voyage.

      Quand à la Bolivie, nous avons toujours du retard avec nos publications, mais sachez que la suite est vraiment des plus intéressantes.

      Au plaisir!

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    1. C’est toujours un plaisir pour nous de raconter nos petites histoires et c’est super si elles contribuent à faire voyager ceux et celles qui ne le peuvent pas. Bien désolés pour vous, le voyage est tellement important pour nous qu’on ne s’imagine pas ne pas voyager. On en profite pendant qu’on a la santé.

      Au plaisir!

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  2. Salut mes TukTukeurs préférés, toute une arrivée, que l’aventure commence! Je m’ennuyais de vous lire. Contente de savoir que vous avez tout ce qu’il vous faut pour poursuivre et nous raconter votre route avec vos aventures et vos images. Très beau jardin la  Rinconada ecoparque et ses nénuphars sont impressionnants. Soyez prudents tous les deux et bonne route. Saluer les Boliviens pour moi.

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    1. Salut Jo!
      Nous aussi on est très contents d’avoir réglé tous ces détails. Disons qu’On a eu des émotions fortes;-). C’est du passé maintenant on fonce. Déjà beaucoup de belles découvertes et ça ne fait que commencer même si on a presque deux semaines de passées. Ça va vite, mais le plus beau est devant nous.

      À bientôt 😘

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  3. Coucou, j’ai bien hâte de voir la suite! Allez, faites-nous une petite danse (bolivienne) comme dans le VR il y a quelques années! 😉 Bisous, ma belle-sœur et mon frérot! 🙂

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