Oruro, Sucre, Samaipata et Santa Cruz, le mot de la fin!

Oruro, Sucre, Samaipata et Santa Cruz, du 23 mai au 2 juin 2025 

Comme mentionné dans notre précédent billet, on s’est fait jouer un tour quant à notre petit séjour dans les monts Yungas. Conséquence? Il nous reste dix jours devant nous, dont trois de routes, et trois de tergiversation à Santa Cruz puisque nous devons remettre l’auto le samedi matin et que nous prenons l’avion mardi (le 2 juin).

Première étape, se rendre à Oruro en passant par le trafic de La Paz. Ça nous prendra presque 7 heures pour rouler les quelque 400 km. Tout se passe bien, nous avions loué une chambre pas trop chère dans le centre d’Oruro et il nous a fallu marcher 45 minutes pour trouver un restaurant de pizza acceptable. Bref, Oruro est une ville minière en déclin (épuisement de son gisement d’étain) d’environ 270 000 habitants avec rien de particulier à visiter. 

Le lendemain, petit déjeuner seuls dans la salle à manger et, après avoir acheté de l’essence au marché noir, nous enfilons un autre sept heures de route pour parvenir à Sucre que nous connaissons déjà et que nous avons beaucoup appréciée. En arrivant, nous nous précipitons à notre restaurant au drôle de nom, le On Gastro. Délicieux comme dans nos souvenirs.  

Pour les deux jours sur place, farniente au centre-ville, retour au restaurant La Taverne, boutiques d’arts et de tissage. Bref, en mode retour vers la maison et recherche de souvenirs.

Pour voir nos photos de Sucre c’est ici.

Toujours en quête de gazolina, l’hôtel nous avait indiqué quelques endroits, mais c’est la longue file partout. Nous décidons de quitter la ville et là, une station avec deux files (bouchon d’essence à droite ou à gauche) et il n’y a qu’une quinzaine de voitures devant nous. Nous nous installons dans la file en nous disant que nous en avions pour environ une heure d’attente. Après quelques minutes à observer l’avancement des automobiles, nous constatons également qu’il n’y a qu’une seule pompe en fonction pour les deux lignes. Aussi, nous rajustons notre prédiction à deux heures d’attente. Ces deux heures maintenant écoulées, nous n’avons pas beaucoup progressé et nous voyons un employé de la station qui prend la mesure de ce qui lui reste d’essence dans son réservoir. Hum hum ! Pas l’air d’y avoir grand-chose. Autour de la pompe, c’est la foule. Il y a probablement six ou sept gars, des propriétaires de voitures derrière nous qui regardent défiler les chiffres de la pompe et se demandent s’il va en rester pour eux autres. Et plus on se rapproche, plus on a l’impression que la pompe tourne moins vite. Après quatre heures et demie d’attente, oui, oui !, c’est notre tour. Les nombreux conducteurs se dispersent et nous observent de loin. On ne fait pas partie de leur monde ! Quant à nous, il n’y a que le compteur dans notre mire. Eurêka, il y en a assez pour notre plein ! Si nous le pouvions, nous en mettrions plus. Mais bon… Ça nous a pris 4 h 30, mais ce n’est réellement rien comparé aux innombrables files d’attente de plus de 2 Kim que nous avons croisées au cours de ce voyage. Vraiment, quelle résilience de la part de ce peuple ! Ça bousculerait pas mal plus chez nous ou dans bien d’autres endroits sur la planète. 

Vous pensez que nous exagérons sur les files d’attente aux stations d’essence? Hé bien non, pas du tout. À preuve, les deux vidéos ci-dessous. Et en plus, ce ne sont pas les plus longues files que nous avons vues au cours de notre voyage.

File d’attente de camions pour faire le plein de gazolina
File d’attente d’autos pour le plein de gazolina

27 mai, départ vers Samaipata que nous avions aussi beaucoup aimé. Un sept heures de plus de route et retour à l’auberge « la Casa Samai ». Le lendemain, il faut aller chercher de l’argent à Mairana (une quinzaine de km de Samaipata) et faire les boutiques pour dénicher des souvenirs. Évidemment, nous retournons également manger au restaurant-jardin « Finca la Vispéra » et bien sûr, la quête de la gazolina se poursuit, nous cherchons des vendeurs itinérants. Niet, plus rien à vendre! Mais on nous dit de revenir demain. Donc, première chose à faire le jour suivant, trouver de l’essence et JP, tout candidement, se pointe la face à la seule station-service de la ville. Les vendeurs au noir (une dizaine au moins) sont tous installés en file sur le trottoir afin de faire remplir leurs bidons. Il y a environ 4-5 voitures en attente et la pompiste fait le plein en alternance d’une voiture — deux bidons — d’une voiture — deux bidons, etc. Trente minutes d’attente et le tour est joué. On s’en tire plus que bien !

Pour le reste de la journée, nous allons reprendre le sentier El Codo de los Andes. Le même beau sentier du début de notre voyage qui compte un dénivelé de plus ou moins 300 m. Ça monte assez, mais la vue, toujours aussi magnifique sur la crête de la montagne, nous éblouit tout autant que la première fois et ça fait du bien. Nous avançons lentement afin de profiter du superbe temps et du spectacle qui s’offre à nous tout en appréciant le moment.

Pour en savoir plus sur Samaipata et voir plus de photos cliquez ici.

Vendredi 30 mai, c’est le départ pour Santa Cruz, une petite journée d’à peine 140 km et quelques heures de route. En chemin, nous contactons Europcar pour vérifier la possibilité de rendre la voiture l’après-midi même. En milieu PM, le bolide est livré avec 4117 km de plus au compteur. À titre d’information, 4400 km nous étaient alloués dans notre forfait de 5190 $ CAN pour 44 jours de location. En ajoutant à ce montant environ 400 $ d’essence, l’auto nous revient à 127 $ par jour, assurances et essence incluses. C’est certain que c’est un gros montant et que ça nous aurait coûté moins cher en prenant des autobus, mais ce n’est pas ce que nous voulions. En comparaison, nous avons dépensé en location 111 $/jour au Chili et 117 $ en Patagonie en 2018. Dernier commentaire sur la location automobile. Si vous souhaitez en louer une par la passerelle Booking.com, lisez attentivement les petites lignes concernant les modalités d’assurances. Car, si vous êtes résident du Québec, VOUS N’ÊTES PAS ASSURÉS. Il faut aller voir les conditions de la police d’assurance pour le constater. Nous avons contacté Booking.com qui nous l’ont confirmé. 

« Canadian Residents policies are sold by Cover Genius Canada Inc. (BC1079759) carrying on business as RentalCover.com, an authorized provider of Intact Insurance. Insurance is underwritten by Intact Insurance Company. If you purchase a policy from Cover Genius, the company receives a commission which is a percentage of your premium – ask us for details. RentalCover policies are currently not available to residents of Québec or any non-residents of Québec purchasing a policy while in Québec. »

Nous occupons nos samedi, dimanche et lundi en ne faisant rien d’autre que d’errer dans le centre-ville de Santa Cruz et en rédigeant notre blogue dans le hall d’entrée de l’hôtel. Cette ville n’a vraiment rien à offrir.

Bien sûr, un petit bilan s’impose. Comme nous avons déjà écrit à quelques reprises, l’affirmation « on aurait donc dû » ne fait pas partie de notre vocabulaire, mais quelques remarques constructives s’imposent. 

La Bolivie est un pays qui regorge de beauté avec, partout, mais vraiment partout, des paysages magnifiques. Les gens sont gentils, mais difficiles d’approche. Toutefois, le pays est pauvre (le plus pauvre d’Amérique du Sud) et les infrastructures touristiques et hôtelières sont en développement, ce qui peut être limitant dans certaines villes du pays.

Les plus superbes spots de la Bolivie sont pour nous, et pas nécessairement dans l’ordre, le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni via Tupiza (définitivement le numéro 1), La Paz, Sucre, Samaipata, Lac Titicaca pour son Isla del Sol. Pour nous, les déplacements en auto, plutôt qu’en autobus, valent la peine même si le véhicule est parfois sous-utilisé pendant 3-4 jours et qu’il limite les choix d’hôtel. Pour dormir sur ses deux oreilles, vaut mieux en préconiser un avec stationnement sécurisé. Les routes étroites et sinueuses donnent souvent le vertige, mais on s’y habitue et c’est une bénédiction de s’asseoir du côté passager, parce que du paysage à couper le souffle, il y en a et c’est sans fin. Quatre semaines peuvent suffire pour visiter le pays, surtout si vous avez déjà voyagé en Amérique du Sud. Nous avons tout de même un léger regret, soit d’avoir omis un aller-retour en avion à Rurrenabaque en Amazonie. C’est trop loin pour s’y rendre en auto, mais c’est possible en avion à partir de La Paz. 

Et voilà, notre tour est complété, un spécial photo suivra sur FB et nous vous disons à la prochaine.

Merci à toutes et tous de nous suivre et n’oubliez pas :

« LA VIE, CE N’EST PAS SEULEMENT RESPIRER, C’EST D’AVOIR LE SOUFFLE COUPÉ ! »

Méli-mélo de photos

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2 commentaires sur “Oruro, Sucre, Samaipata et Santa Cruz, le mot de la fin!

  1. C’est vraiment un beau pays la Bolivie. Les paysages sont extraordinaires.

    C’est un peuple très résilient à n’en pas douter!

    Merci d’avoir partager votre voyage avec nous, c’est toujours apprécié de vous lire et de voir vos belles photos.

    À la prochaine .

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    1. Un beau pays qui en met plein la vue avec ses paysages. On a beaucoup apprécié ce côté, d’autres peut-être un peu moins mais bon, c’est normal de ne pas tout aimé. Et Oui le peuple est résilient c’est incroyable. Ça ne se passerait pas comme ça chez nous!

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