Blow Me Down et Gros-Morne des noms bien inspirés et inspirants!

Parc provincial Blow Me Down et Parc national du Gros-Morne, du 21 au 24 mai 2024

Après le Boutte du Cap, direction Lark Harbour à quelque 230 km plus au nord pour visiter le Parc provincial Blow Me Down. Chic comme nom n’est-ce pas ! Surtout puisqu’il signifie en français quelque chose comme « et bien ça alors! » ou alors en Québécois, ça pourrait être plusieurs expressions, mais allons-y avec « Wow! C’est magnifique!».

Il ne fait pas vraiment beau à notre arrivée et le parc n’est pas encore ouvert pour la saison. Pas de camping, mais il est possible d’emprunter les sentiers quand même. Donc, nous nous installons sur un espace près du quai dans le centre du village où on passe la nuit en souhaitant que le temps se dégage pour le lendemain. Bien sûr, puisque nous sommes là pour randonner sur l’un des sentiers les plus réputés de la région, le Cape Blow Me Down Trail. À notre réveil, la température est toujours moche, un sublime mélange de brume, de pluie et de froideur ! C’est de la schnoutte ! C’est clair qu’on n’y verra que dalle. Nous passons donc notre tour avec grand regret non sans nous promettre d’y revenir au retour, car pour l’instant nous ne pouvons confirmer qu’il méritent son nom.

Nous nous dirigeons alors vers notre prochaine destination c’est-à-dire vers la partie sud du fameux Parc national du Gros-Morne, un autre 185 km vers le nord où un majestueux orignal nous accueille. Malheureusement pas le temps de sortir l’appareil photo. Au Centre des découvertes de Parcs Canada (avec une préposée qui parle français comme dans TOUS les parcs nationaux au Canada, toujours surprenant !), on nous recommande les 2 – 3 plus beaux sentiers de randonnée de cette section du parc. Aussitôt dit, compte tenu de l’heure avancée de la journée, on s’offre le sentier des Tablelands. C’est un petit 4 km aller-retour dans un décor dépouillé et aride de couleur ocre façonné par la nature pendant 500 millions d’années. Plus spécifiquement, « c’est la tectonique des plaques qui a fait remonter à la surface des roches normalement enfouies à plusieurs kilomètres sous l’océan. »  On se croirait sur une autre planète. Nous avons su bien plus tard que le hors-piste y était permis. Bien dommage, car c’est assurément l’option que nous aurions choisie étant restés sur notre faim avec le petit sentier de bois. 

On fait dodo dans un camping (avec électricité pour faire le plein d’énergie) très bien situé à Baileys Point longeant Bonne Bay. C’est vraiment un beau spot avec en prime, des baleines en spectacle à nos pieds (si la chance nous sourit!). À notre arrivée, la première chose que nous dit notre voisin, « Bienvenue chers Québécois à l’observation de baleines ». Il parait qu’il y en a depuis quelques jours qui viennent se nourrir juste devant à l’heure du souper. Ha oui ! On aime ça. Finalement, pas de cétacés, mais des salutations d’un beau petit phoque au couchant du soleil. 

Le lendemain matin au petit-déj. Dominique demande d’ouvrir le rideau de devant « Des fois qu’il y aurait des baleines qui passeraient ». Hé bien, youhou ! Timing parfait ! Une baleine (un rorqual commun probablement), juste sous nos yeux. Faut nous croire sur parole, pas le temps pour une photo. La belle température toujours au rendez-vous, nous attaquons le magnifique Lookout (5 km a. — r.) situé juste à l’arrière du Centre de découvertes. Ce sentier de niveau modéré offre des vues imprenables du sommet de Patridgeberry Hill, sur Bonne Bay, Norris Point, le mont Gros-Morne et les Tablelands. À ne pas manquer ! 

Après avoir mangé une bouchée, c’est le sentier Green Gardens (9 km a. — r.) de l’autre côté de la pointe que nous parcourons. Mais après quelques kilomètres dans des Tablelands bien dégagés, le paysage change. On commence à descendre dans une forêt plus ou moins dense de petits arbres tordus, ces fameux tuckamores, dans une première vallée, et ensuite on remonte puis on redescend près de la côte. Peut-être étions-nous fatigués par cette deuxième randonnée, mais une promenade dans le bois, sans vraiment de points de vue sur l’océan n’était pas gagnant de l’avis de Jean-Pierre. De celui de Dominique par contre, ce sentier qui traverse différents types de terrain et de végétation et qui se termine sur un cap avec accès à une plage était extra. Même avec une fin plus que venteuse accompagnée de quelques gouttes de pluie!

Comme troisième nuit dans le parc du Gros-Morne, c’est en plein centre de Trout River sur un terrain dégagé face à la mer que nous nous installons. Un léger dégagement au matin nous permet de marcher sur le trottoir de bois qui longe le village et de grimper au sentier en haut du cap accessible par un escalier situé après un petit pont. L’endroit offre une très belle vue… mais sans le soleil.

La mauvaise température nous rattrape encore une fois et s’incruste cette fois-ci pour quelques jours. Or, plutôt que de nous installer dans le parc pour plusieurs jours comme prévu, nous décidons de filer vers Twillingate parce que, selon Météomédia, il va y avoir du beau temps là-bas. Ici aussi, nous nous disons qu’il faudra revenir vers la fin du voyage puisqu’il faut repasser par ici de toute façon pour prendre le traversier.

Fiche camping – bivouac

Parc provincial Blow Me Down — Lark Harbour, à 2 minute du parc, terrain vague à côté du quai

Lark Harbour

Parc national du Gros-Morne — camping Waters Edge , situé le long de la route, mais face à Bonne Bay. 47$ CAN (tx in). Compte une quinzaine de places sur le bord de l’eau avec électricité et eau, mais pas de sanidump. Douches et toilettes très propres. Endroit très tranquille même s’il longe la route. Possibilité d’observation de baleines et de phoques depuis votre chaise de camping.

Camping Waters Edge

Parc national du Gros-Morne — Trout-River — sur iOverlander, stationnement face au B&B Ocean. Très beau petit village muni d’un board walk en bois et d’un sentier en haut du cap accessible via un pont. La vue sur le village y est très belle. 

Bivouac Trout River

Walmart Grand-Falls-Windsor Précisons. Il y a des pancartes No overnight parking sur le stationnement. Nous avons demandé au gérant du Liquor Store si on pouvait y passer la nuit. Celui-ce nous a fait comme réponse en pouffant de rire : qu’à Terre-Neuve, il est possible de se garer n’importe où, que jamais on ne se ferait achaler. Toujours selon lui, il y a des VR tous les soirs dans ce parking.

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5 commentaires sur “Blow Me Down et Gros-Morne des noms bien inspirés et inspirants!

  1. Bien dommage qu’il ne fasse pas beau au début de votre périple, mais les photos et l’atmosphère qu’elles dégagent sont impressionnant! Do, il faudrait que tu es toujours ton appareil photo sur toi même dans ton lit pour capturer ces moments uniques comme l’orignal et la baleine. Mais t’es chanceuse, ils resteront gravés dans ta mémoire. Bien hâte de voir la suite!

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  2. Pas chanceux côté température mais les monts caressés par la brume ou les nuages sont très beaux. Chaque expérience en vaut la peine !!! Belles photos comme toujours!!

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    1. À défaut de soleil, on se contente des nuages ;-), mais c’est vrai que ça peut apporter un côté spectaculaire au paysage. Je peux te dire que rarement nous avons été connnectés à Météomédia autant que durant ce voyage. Ouf!

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