Découvrir une autre planète avec le Grand tour du Sud Lipez et du Salar d’Uyuni! 1 de 4

Sud Lipez et Salar d’Uyuni, du 7 au 11 mai 2025.

Le mercredi, 7 mai, c’est le Grand tour qui commence. Très franchement, c’est le point central de ce voyage en Bolivie qui figure sur notre bucket list depuis avant même notre périple raté en Amérique du Sud en VR en 2019

Nous allons donc raconter nos étapes une journée à la fois pour moins de lourdeur et pour laisser place aux images qui valent mille mots.

Mais d’abord, précisons que nous n’avons pas lésiné et avons opté pour un circuit avec le Voyagiste La Torre Tour, une entreprise familiale avec un bon site internet (un des seuls), d’excellentes références et des réponses rapides en anglais. Nous avions décidé de voyager seulement tous les deux pour plus de confort, mais aussi pour pouvoir arrêter quand nous voudrions pour prendre des photos. Souvent, les groupes sont constitués de 4 ou 5 personnes qui doivent s’entasser dans la voiture. Nous engagions un guide parlant français (avec un plus grand supplément qu’un guide parlant anglais), cependant, pas de disponibilité pour le guide francophone, alors nous y allons avec un parlant anglais. Habituellement, si tu n’as besoin que d’un guide parlant espagnol, le chauffeur fera alors office de guide. Et tu économiseras environ 200 $ US pour le tour. Dans les faits, notre guide Pablo parlait un assez bon français en plus de l’anglais. Il a donc pratiqué avec joie la langue de Molière avec nous. 

Alors, à l’heure convenue (7 h 30), notre conducteur Idel vient nous chercher à l’hôtel pour aller au bureau de l’agence pour finir le chargement. Nous rencontrons notre cuisinière Augustina qui, avec ses multiples jupons et ses sacs de nourriture, s’assoit dans un petit coin sur la troisième rangée de sièges. Nous y reviendrons, mais il n’y a pas de restaurants sur le circuit. Nous sommes les deux sur le banc du milieu et à l’avant bien sûr, il y a Idel et notre guide Pablo tous deux forts sympathiques. Une équipe du tonnerre ! Sur le toit, quatre bidons de 20 litres d’essence (il n’y en a pas non plus sur l’itinéraire).  

Au moment du départ, il y a un autre groupe de quatre personnes qui s’engouffre dans une jeep, sans guide. Nous l’apprendrons plus tard, Augustina s’occupera d’eux également pendant les quatre jours. Tout un contrat lorsqu’on connait les conditions avec lesquelles elle doit travailler. C’est de la gestion de nourriture au cube sans les moyens modernes auxquels nous sommes habitués. Chapeau !

Au cours de cette première journée, nous nous sommes arrêtés dans cinq lieux tous aussi stupéfiants, les uns que les autres. D’abord, El Sillar et Quebrada Palala situés tout près de Tupiza.

Ensuite un pause diner qui se fait à Cerillo et c’est là que nous découvrons les talents de cuisinière d’Augustina. Du riz avec un ragoût aux lentilles, préparés le matin même avant de partir. Excellent ! Nous saurons plus tard qu’elle avait eu comme consigne que nous ne mangions aucune viande.

Puis, la Ciudad del Ancanto, el Pueblo Fantasmo, la Laguna Morejon et Camilo Sesto. Et toujours, notre chauffeur s’organise pour que nous soyons les seuls ou presque à l’endroit où nous stoppons.

Le Pueblo Fantasma, de son vrai nom San Antonio del Nuevo Mundo est une cité fantôme, située à 4876 m d’altitude. Ville minière dédiée à l’exploitation de l’argent, elle daterait du début du XVIIe s et où, plus de 150 000 personnes y vivaient. Elle constituerait donc l’un des premiers centres d’exploitation minière construits à l’époque coloniale.  

La légende raconte que les habitants firent un pacte avec le diable de manière à ce que les richesses ne s’épuisent jamais, mais qu’ils n’auraient pas respecté leur part du pacte. Le diable dissémina alors une grande partie de la population et, peu après, les rares survivants commencèrent à voir des fantômes errer, ce qui entraîna l’abandon complet de la ville. Dans les faits, les mauvaises conditions de vie et de travail ainsi que l’eau non potable seraient probablement la cause de la perte de milliers de vies et l’abandon de la ville.

Aujourd’hui, on peut encore y observer de multiples ruines de maisons, l’église et le cimetière, tout comme quelques trous de mines longs de quelques kilomètres. À l’invitation de notre guide, JP a voulu aller vérifier les faits, mais après quelques mètres sous terre, il a abandonné, la cavité était… trop petite à son goût.

Ce lieu allie le charme du fantastique à l’histoire authentique du dur labeur des habitants et de la richesse d’une ville minière nichée dans les montagnes.

Nous nous arrêtons finalement pour la nuit à Quetena Chico. Il y a plusieurs « hôtels » à cet endroit, mais ils se ressemblent tous. Des bâtiments construits en longueur en parpaings d’argile rouge, avec des toitures en tôles grises retenues par des pierres éparpillées. Ils comprennent une série de chambres, la plupart de 3 ou 4 lits avec toilettes partagées dans le corridor. Poules de luxe que nous sommes, ayant opté pour la version « luxueuse du forfait », nous avons droit à des chambres avec salle de bain privative. Dans une extrémité, il y a les espaces communs et la cuisine. En fait, le propriétaire de l’hôtel loue à l’opérateur les chambres, les espaces communs ainsi que la vaisselle et les ustensiles. La tâche du lavage revient par contre à la cuisinière. Résultat, elle ne peut se coucher avant 22-23h. L’opérateur fournit la cuisinière et la nourriture. Et il n’y a ni isolation ni chauffage alors que le thermomètre oscille autour de 10 degrés sous zéro la nuit, les sacs de couchage compris sont indispensables à notre avis.

Le thé et les biscuits sont servis vers 17 h et le souper à 19 h. Il y a au moins quatre autres groupes dans la salle à manger et tous sont avec le même voyagiste.  

Quant à l’électricité, il y a probablement des panneaux solaires qui alimentent les lumières, mais la génératrice part de 19 à 22 h pour charger nos téléphones. Dans les chambres, les matelas sont confortables, il y a deux ou trois grosses couvertures en laines d’alpaga en plus des sacs de couchage d’hiver. Oubliez la douche ! Pas le courage, on s’est engouffrés dans nos sacs sous les couvertures et on a assez bien dormi malgré l’altitude à près de 5000 m. 

Notre deuxième journée sera encore plus chargée en beauté et en émotions.

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4 commentaires sur “Découvrir une autre planète avec le Grand tour du Sud Lipez et du Salar d’Uyuni! 1 de 4

  1. C’est la totale pour vous et vous le mérité bien. Vous êtes tellement cuites dans vos sacs de couchage, adorable!
    C’est un univers assez exotiquement froid la nuit, mais le jour on parle de combien?

    Au Pérou, c’était le vigogne que l’on voyait. Il ressemble énormément au guanaco qui est également sauvage. Mignon comme tout!

    Deux pays, deux peuples qui se ressemblent beaucoup à ce que je vois: animaux, paysages lunaires, altitude élevée…
    Profitez bien de tous pour nous.

    À plus xx

    Johanne depuis la Normandie

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    1. Effectivement ce sont des pays qui ont beaucoup de points en commun dans leur ensemble, mais je trouve que le Sud Lipez est plus comparable au Chili qui partagent une frontière à la hauteur du désert de Atacama.

      Pour ce qui est des guanacos, on nous a induits en erreur, ce sont plutôt des Vigognes qui vivent en Bolivie. Ils sont plus petits que les guanacos. Je vais corriger le tir.

      La température le jour tourne aux alentours de 12 à 15 degrés avec du beau soleil mur à mur.

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    1. Bonjour Christelle,
      C’est toujours incertain et stressant quand on fait ce genre de réservation, on ne sait pas sur quoi ou qui on va tomber. Au moins vous avez une expérience récente sur qui vous fier. Évidemment, il doit y avoir une chimie entre l’équipe et vous. Si vous le pouvez demander Idel comme chauffeur, il est très attentionné et il veille au confort de chacun. On vous souhaite un beau voyage. Préparez-vous à voir du vrai beau paysage pendant 4 jours sans arrêt.

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