Graskop, Blyde River Canyon et Pilgrim Rest, nos premiers pas en Afrique du Sud

Blyde River Canyon
Du 27 au 29 septembre 2026

Il était une fois un couple dans la force de l’âge, amateurs de voyage, mais dont le dernier remontait à plus d’un an en Bolivie, qui rêvait de partir à nouveau. Les ennuis de santé du monsieur faisaient en sorte que le couple ne pouvait prendre la décision de voyager.

L’été passant, l’automne arrivant, la santé revenant petit à petit, la décision fut finalement prise et deux jours plus tard les billets d’avion étaient réservés. Départ le 25 septembre pour 40 jours à destination de l’Afrique du Sud.  

Évidemment, vous le savez puisque nous avons déjà partagé avec vous quelques photos sur Facebook. Mais, vous n’y trouvez que des parties de l’histoire, nous vous raconterons plus en détail les différents moments de notre périple qui vient de commencer.

Donc, trois semaines plus tard, soit le vendredi 25 septembre, nous voilà embarqués dans un avion de KLM à destination d’Amsterdam (6 h de vol, 6 h de décalage horaire) pour une escale d’environ trois heures avant de prendre un autre avion pour Johannesburg (11 h de vol). Arrivés dimanche soir vers 21 h 30 avec à peu près trois heures de sommeil.

Un taxi devait nous attendre, mais c’est nous qui avons patienté (bel accueil!). Nous passons une petite nuit de repos dans un hôtel près de l’aéroport et profiterons de sa navette qui nous  ramènera le lendemain afin de prendre possession de notre voiture de location. Arrivés au comptoir vers 10 h, elle n’est pas prête! (Heure de réservation midi, c’est notre faute.) Entre-temps, grosse sueur froide. Ce n’est jamais simple! Après avoir complété la paperasse, l’agente remet à Jean-Pierre nos pièces d’identification, dont la carte de crédit. Or, en voulant replacer ces documents à leur place, on se rend compte que la carte de crédit manque! On retourne au comptoir, la dame nous assure nous l’avoir rendue. On fouille dans tous les compartiments de nos sacs, 10 fois plutôt qu’une, toujours rien! Ça y’est, on nous l’a chipée!  La panique s’empare de nous. La préposée voulait même sortir la vidéo de service pour prouver qu’elle nous l’avait bien remise! On a des réminiscences de la prise de possession de notre voiture en Bolivie où cette fois-là la carte de crédit ne passait pas. JP décide de jeter un oeil pour la énième fois dans son porte-monnaie et, EURÊKA! Elle se cache dans une section où il ne met jamais rien! Mais pourquoi l’avoir mise là? 

Nous retrouvons notre calme et notre souffle. Une façon comme une autre de passer le temps, car après ce branlebas de combat, l’auto est enfin prête. Nous la récupérons dans le stationnement quelques étages plus hauts. On se familiarise avec les commandes de la conduite à droite. On démarre la voiture, mais rien ne fonctionne. Après quelques tentatives, JP trouve un préposé qui vient à son secours et met l’auto en marche en regardant JP comme un demeuré. Dominique était contente de ne pas être assise à sa place ;-). En fait, le démarrage se fait avec un bouton-poussoir (comme dans la nôtre d’ailleurs), mais il faut garder le doigt enfoncé un certain temps tout en poussant sur le frein contrairement à juste un clic sur le nôtre. En réalité, nous pensions que l’auto marchait, même si on n’entendait pas le moteur. Trop habitués avec la voiture électrique qui ne fait aucun bruit, on n’a pas fait le lien. Enfin, une autre affaire idiote pour nous faire apprécier notre arrivée et retarder notre départ en direction de Graskop pour l’exploration du Blyde River Canyon.

Mais avant, quelques petits commentaires sur la conduite à droite. C’est un peu stressant au début, surtout parce qu’il faut sortir du trafic et des nombreux virages et embranchements de l’aéroport que nous indique notre GPS, mais nous arrivons assez rapidement sur l’autoroute. Nous devons changer nos réflexes : le rétroviseur central est à gauche, les clignotants à droite et les essuie-glaces à gauche. Sur l’autoroute, la voie lente est à gauche et la rapide à droite. Même après une semaine, le cerveau n’est pas encore réglé tout à fait. JP met toujours les essuie-glaces pour indiquer son virage🤣. Enfin, on s’habitue à tout avec de la pratique!

Après plus de 360 km de route, on arrive à Graskop pour deux nuits. La raison d’être de notre passage dans cette région est de randonner dans le Blyde River Canyon, le troisième plus grand canyon au monde avec ses 26 km de longueur et sa profondeur d’environ 750 m. Il compte un million de visiteurs par an, ce qui le place aux côtés du cap de Bonne-Espérance et du Parc national Kruger parmi les attractions majeures du pays. 

Mais, c’est sous la bruine que nous entamons notre première journée de ce voyage. Un crachin qui en réalité ne mouille pas les vêtements… Nous changeons quand même nos plans et abandonnons l’idée d’une randonnée. À défaut, nous nous contentons de marcher dans les alentours et visiter les boutiques d’artisanat du coin. Vraiment très peu d’intérêt.

On avale une bouchée au resto et décidons malgré la pluie fine et la brume de prendre la route pour aller visiter les points d’intérêts sur la R532 et la R534 qui longent le canyon. Sait-on jamais? 

Et ce fut une assez bonne idée en bout de ligne.

L’un de ses éléments les plus saisissants est le Three Rondavels. Il s’agit de trois buttes rocheuses dont la forme sphérique évoque les huttes traditionnelles en bois qui portent évidemment le nom de «rondavels» signifiant «cabane» en afrikaans. Les Rondavels culminent à 700 m au-dessus de la rivière. C’est magnifique, on imagine très bien avec le soleil.

Nous avons beaucoup aimé également les Bourke’s Luck Potholes. À la confluence des rivières Treur et Blyde, l’eau a foré dans la roche un labyrinthe de marmites aux parois lisses. Le site, baptisé du nom du prospecteur Tom Bourke qui y chercha de l’or, marque l’entrée nord de la réserve. Des passerelles et des sentiers permettent de surplomber les cuvettes et les courants. C’est très joli! Les autres points de vue étant couverts par la brume, on y voyait que dal.

C’est donc quelque peu déçus de n’avoir pu randonner que nous quittons la région pour le non moindre Parc national de Kruger toujours sous la grisaille le lendemain en faisant cependant escale au village de Pilgrim Rest, créé vers 1873 comme point central de la ruée vers l’or. 

Les maisons du village ont été conservées et sont devenues un Monument National en 1986. Nous y avons passé quelques heures et mangé une bouchée dans le seul restaurant de la place. Le village vaut le détour, même si évidemment, il doit être encore plus joli avec le soleil. 

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Un commentaire sur “Graskop, Blyde River Canyon et Pilgrim Rest, nos premiers pas en Afrique du Sud”

  1. Enfin, vous lire me fait un grand plaisir.

    J’imagine la face de Jean-Pierre lorsque le préposé lui explique comment démarrer la voiture! Tu devais te retenir de rire Dominique en voyant l’expression du préposé. Je comprends Jean-Pierre d’avoir perdu le nord avec toutes ces heures de voyagement. La fatigue à nos âges nous fait perdre le bon sens, même notre carte de crédit. Mais bon, avec de la patience on en vient à bout.

    Même avec de la brume, les photos parlent d’elles même. C’est magnifique et grandiose.

    Une belle aventure qui somme tout , démarre bien.

    Bonne suite de voyage

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